CHERUB: L'évolution
 

Partagez | 
 

 A la lueur d'un crépuscule estival...

Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: A la lueur d'un crépuscule estival...   Mer 24 Oct - 6:07

Chaque agent sur le Campus n'attendait ce moment qu'avec impatience, à savoir le premier jour de l'été où tout agent exempté de mission et non puni partirait pour la fameuse île de Chypre, destination annuelle des vacances d'été proposée par le Campus...
Cette année 2012, pas moins de deux cents personnes prirent place à bord d'avions à destination de l'île paradisiaque: entre des t-shirt rouges au comble de l'excitation, des gris joyeux et un groupe d'ex-agents portant le blanc qui semblaient soudainement blasés, c'était toute la fine-fleur du Campus qui s'était réunie en ces lieux.

Les deux avions qui étaient partis de la base aéronautique prolongeant le Campus arrivèrent sept heures plus tard aux abords de l'île, à savoir aux environs de 14 heures, heure locale. De quoi profiter de la plage durant tout l’après midi.
Une fois tout ce petit monde débarqué des avions militaires, Sally ne put réprimer un cri de joie devant l'étendue et la beauté de la mer Méditerranée qui lui faisait face. Bon nombre d'autres agents n'étaient pas insensibles au charme envoûtant de l'eau miroitant sous le soleil de l'après midi, surtout parmi les plus jeunes. Certains furent même remis à l'ordre par quelques blancs excédés par tant d'immaturité. Tandis que les uns couraient de la piste d’atterrissage directement vers le palace qui les accueillait le temps du séjour, les autres couraient vers la plage ou vers le terrain de kart, dans un désordre le plus complet. Et ce jusqu'à ce que Zara, épuisée par tant d'indiscipline dans les rangs de ses agents se mette à hurler menaçant de renvoyer au Campus quiconque n’obéirait pas aux ordres qui avaient été donnés à chacun, le temps au moins que tout le monde s'installe plus ou moins au Palazzio.

Ce fut donc dans une humeur plutôt morose que la petite troupe, la tête pleine d'injustices, se dirigea vers le palace.
Heureusement l'ambiance qui venait de s'installer ne devait être que de courte durée.
Au vu de la recrudescence des cris poussés par des agents venant pour la première fois dans cet endroit et s'émerveillant de la majesté des lieux, du petit comité très fermé des noirs poussant des soupirs ennuyés et de la demi douzaine de rouges qui eurent la très bonne idée d'organiser dans le hall une partie de "policiers voleurs" en poussant des cris de guerre apaches, Zara décida pour une fois de fermer les yeux et de se retirer avec Ewart dans la suite qui leur était attribuée.
Décidément, sa grossesse avancée semblait un peu la ramollir, auparavant jamais elle n'aurait laissé passer cet écart d'indiscipline.
C'était au beau milieu de cette humeur festive que Sally se dirigea vers la chambre qui lui était allouée.

Comme les cinq autres années passées ici depuis qu'elle était sur le Campus, la chambre n'avait point changé. Le mobilier, toujours identique, était à la même place que l'an passé. C'est donc avec une joie non simulée qu'elle projeta sa valise sur son lit et l'ouvrit en grand pour en sortir en hâte un bikini qu'elle enfila vite fait dans la salle de bain. Elle récupéra également un paréo qu'elle ajusta à sa taille et se munit d'une serviette de bain ainsi que d'un tube de crème solaire pour protéger sa peau sensible aux rayons UV.
Ce fut dans un cri de joie qu'elle descendit alors les escaliers à la recherche de Clémentine Jackson, l'une de ses meilleures amies.


........... ............

21 heures...

L'après midi, bien qu'entamée avait été une réussite. Après s'être baignée en bonne compagnie et avoir joué au lézard pendant une bonne heure sous les rayons de 18 heures, la journée avait enchaîné sur un barbecue improvisé par quelques bleu marines et une poignée de noirs qui proposaient à qui voulait bien se donner la peine de se lever, merguez, chipolatas et brochettes de viandes diverses.
Pour Sally, ce début de soirée était fort amusant, même si un certain Sammy Kane s'était moqué de son coup de soleil sur l'épaule. Il semblerait qu'elle avait oublié de se tartiner à cet endroit, car la peau était rouge d'avoir cuit au soleil. Bref, rien ne semblait pouvoir faire redescendre la bonne humeur qui semblait s'être installée sur la plage. L'un des agents avait apporté une guitare dont il jouait quelques chants folkloriques accompagné par plusieurs autres qui chantaient à s'en casser la voix. Deux ou trois couples s'étaient formés, et improvisaient quelques pas de danse sur la plage, riant aux éclats.

La bonne humeur était au rendez vous.... Enfin presque... Alors que Sally s'amusait à faire des ricochets au bord de l'eau, son attention fut attirée par un garçon qui devait venir ici pour la première fois puisqu'elle ne l'avait jamais vu au Campus précédemment. Mais le plus étrange, c'était que plutôt que de s'amuser et faire la fête, il semblait tirer une tête d'enterrement...
Il était seul, et se dirigeait en direction de la falaise attenant à la plage. L'escalade était aisée, et en quelques dizaines de secondes, il se retrouva là haut et se posa seul dans son coin sur un rocher face à la mer déchaînée et écumante sur cette partie de la côte... Sans doute due aux récifs et écueils à fleur d'eau.
Intriguée, elle le suivit dans sa montée des falaises, laissant ses camarades continuer le jeu entamé. Il semblait... Disons perdu, ou plutôt rêveur, un peu dans son monde. En tout cas très taciturne...

Une fois arrivée à sa hauteur, elle le regarda longuement, pensant qu'il allait avoir une quelconque réaction, mais comme il ne bougeait toujours pas, elle s'installa à ses côtés sans gêne. Lorsqu'elle voulait quelque chose, elle n'y allait pas par quatre chemins...

Le soleil commençait à se coucher, l'air se faisait plus frisquet. Et le garçon à sa droite qui ne bougeait toujours pas. A croire qu'il s'était transformé en statue de sel au contact du vent marin.
Impatientée par son manque de réaction elle allait lui sortir une phrase bien cinglante, mais se retint, mue par une prémonition soudaine. Elle préféra plutôt se relever pour se mettre au dessus du garçon et le regarda droit dans les yeux, la tête à l'envers tout en lui faisant des grimaces...
C'était plutôt amusant de le voir assis au plafond, la tête dans le vide...
Agacée, elle lui planta un ongle dans sa pommette gauche pour le faire réagir et lui lança, amère:

Dis donc toi.... C'est ma tête qui ne te revient pas pour ne pas vouloir me causer? Je te laisse indifférente c'est ça? Ou tu te fous plutôt de moi?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: A la lueur d'un crépuscule estival...   Mer 24 Oct - 20:36

À la sortie de d'un des avions militaires ayant emportés les quelques 200 membres de l'organisation Cherub sur l'ile de Chypre, rien ne se fit dans le calme. La grande majorité des agents, T-shirts rouges en tête, filèrent droit vers la plage en poussant des cris de joie, pressés de sentir le contact de l'eau fraiche contre leurs peau. Des t-shirts blancs les accompagnaient en secouant la tête avec amusement pour la plupart, avec énervement d'autres part, sachant très bien qu'un tel enthousiasme ne serait pas facile à doucher.

Un des derniers a sortir du fuselage de l'avion, Seth plissa les yeux sous le soleil de plomb puis descendit les quelques marches pour atteindre la terre ferme. Il regarda avec découragement tous les autres agents qui eux, couraient et criaient en chahutant. Le garçon avait très mal dormi la nuit précédente, et n'avais pas réussi à trouver le sommeil durant le vol en raison des nombreuses turbulences. En conséquent, il n'était pas question de se mêler à ces fêtards qui auraient tôt fait de lui filer un énorme mal de tête.

Quelques agents plus âgés ainsi que certains membres du personnel, n'ayant pas envie de se mêler aux plus jeunes non plus, obliquèrent directement vers le Palazzio, Seth obliqua dans la même direction et les suivit d'un pas lent. Quand les cris de Zara Asker, directrice de l'organisation, retentit au loin, le bleu-ciel accéléra le pas, ne désirant pas être encore dans le hall d'entrée lors de l'arrivée de cette marée d'excités dans le bâtiment.

Il se présenta à la réception ou on lui remit les clés d'une chambre, vers laquelle il se dirigea d'un pas pressé, désireux de prendre un peu de repos. À peine eut-il fermé la porte derrière lui que le bruit désagréable d'enfant criant et courant parvint faiblement à ses oreilles. Il se laissa retomber sur le lit sans observer cette chambre qui lui était inconnue et s'engouffra dans les draps sans même prendre la peine de se déshabiller, et s'endormit quelques minutes plus tard.

Il se réveilla en sursaut, désorienté, et se redressa vivement sur le lit. Le cadran installé sur la table de nuit lui apprit qu'il était 20:30, et le garçon grogna de dégout. Il ne souhaitait que dormir qu'une heure ou deux, de quoi tenir jusqu'à l'heure du coucher, au lieu de quoi il avait dormi toute l'après midi. Il serait encore coincé pour passer une nuit blanche ce soir-la, pour changer.

Seth prit une courte douche d'eau froide avant d'enfiler des sous-vêtements propres, des jeans et un t-shirt, attacha ses souliers et sortit de sa chambre sans avoir même encore étudier l'environnement dans lequel il vivrait pendant quelques semaines. Il descendit les escaliers et parcouru le hall d'entrée sans voir personne, et poussa le battant d'une des portes d'entrée.

Les agents, jeunes comme vieux, s'amusaient sur la plage, dégustaient des hot-dogs, se baignaient... l'ambiance était à la fête. Mais étant nouveau dans l'organisation, Seth ne connaissait encore personne, et il était hors de question qu'il aille se rabaisser à jeter des cailloux dans l'eau comme le faisaient la grande majorité des jeunes de son âge. Quel jeu minable...

Puis il aperçut un agent, un t-shirt bleu-marine, qui jouait avec sa sœur au volley-ball. Elle ne devait pas avoir 9 ans, et s'amusait tellement... Nostalgique malgré lui sur la vie qu'il n'avait jamais pu avoir avec son père ingrat, Seth traversa d'un pas rapide la plage en direction d'une petite falaise, qu'il escalada sans trop de mal. Il s'assit sur un gros rocher en haut de celle-ci et contempla l'océan. Le bruit des vagues se brisant contre la falaise et la brise fraiche qui lui soufflait dessus finirent par venir à bout de sa dépression passive et il se détendit sans toutefois bouger le moindre muscle.

Des bruits de pas l'informèrent que quelqu'un l'avait suivi. Probablement un gamin curieux de savoir ce qu'il faisait, aussi Seth ne bougea pas d'un Iota en espérant que l'intrus partirait vite et le laisserait tranquille. Au lieu de ca, la personne, une fille arborant le t-shirt bleu ciel à ce qu'il vit du coin de l'œil, vint s'assoir à ses cotés sans mot dire.

Le garçon voulait vraiment qu'elle le laisse seul, mais elle ne semblait pas comprendre son besoin de solitude, car elle se redressa pour se planter devant lui. Il soutint son regard mauve pâle sans sourciller ni bouger, et sourit intérieurement quand elle arbora un air agacé. Mais au lieu de partir comme la garçon s'y attendait, l'inconnue lui planta un ongle dans la pommette en lui grondant:

-Dis donc toi.... C'est ma tête qui ne te revient pas pour ne pas vouloir me causer? Je te laisse indifférente c'est ça? Ou tu te fous plutôt de moi?

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: A la lueur d'un crépuscule estival...   Mer 24 Oct - 21:09

Décidément, ce garçon était pour le moins étrange. Ce n'était pas la solitude qu'il semblait rechercher loin des autres agents, sans doute bien trop bruyants pour lui, qui troublait Sally... Non en réalité, c'était seulement ce regard fixe. Qui ne cillait pas. Inexpressif. A croire qu'il s'était entraîné durant de longues heures avant de parvenir à un tel résultat.
Sally trouvait cela plutôt impressionnant, elle qui ne pouvait rester deux minutes immobile ou muette. Impressionnant certes, mais cela la mettait fortement mal à l'aise. Un malaise de ceux qui naissent au niveau de l'estomac et qui donnent d'horribles crampes et parfois des nausées par la suite...

Un malaise qui grandissait et devenait plus virulent le temps passant... Elle essaya de lutter contre la sensation, en vain. Les nausées commencèrent à venir, bien plus rapidement qu'elle s'y attendait. Elle n'y tint plus, elle dut enlever son doigt de sa joue, comme si elle s'était brûlée sur un charbon ardent.

Ca avait été plus fort qu'elle... Mais c'était pourtant que psychologique. Tout se passait dans sa tête, et uniquement dans sa tête. La peau du garçon était au contraire plutôt fraîche dans l'air du soir. Et son ongle avait laissé une marque rouge là où elle l'avait agressé, laissant perler quelques gouttes de sang le long de sa joue.
La présence muette du garçon l'insupportait. Il l'insupportait en fait! C'était ça, il n'en avait en fait vraiment rien à faire d'elle... L'avait t'il au moins vu? Sally n'aurait pas été capable de répondre à cette question. Et cela ne servait à rien de la lui poser, la probabilité qu'il lui réponde était nulle.

Sally avait toujours été d'un tempérament fougueux. Et c'était dans des moments tel que celui ci que sa fougue se muait en colère. Car ce garçon qui devait avoir une douzaine d'année se moquait vertement d'elle. Il n'avait en fait aucun respect pour elle. Aucun. S'il n'avait pas envi de la voir, il n'avait qu'à le lui dire, elle repartirait vers la plage avec joie!!

C'est d'ailleurs ce qu'elle fit expressément. En réalité, elle ne fit qu'une dizaine de pas. De quoi respirer un peu d'air frais et soulager son malaise... Cela n'apaisa pourtant pas sa colère. Une fois revigorée, elle le foudroya du regard, sans qu'il ne la voit pusiqu'il ne la regardait pas directement. Mais Sally espérait qu'il sentirait le regard qu'elle lui lançait, certaines personnes avaient ce don, alors pourquoi pas lui?
En fait, elle fulminait intérieurement. Ce garçon était soit un autiste, soit un démon... La première possibilité, pourtant la plus rationnelle, ne pouvait être la bonne. On ne recrutait pas n'importe qui à CHERUB, et encore moins des autistes qui ne pouvaient parler. Comment pouvaient ils espérer réaliser une mission en ce cas? C'était donc un démon... Enfin, imagé bien sûr. Sally ne croyait pas à ces choses là. Mais il en avait tout de même le comportement. Immobile, attendant le moment propice pour frapper...

Et voila, après la fureur d'être prise pour une imbécile voila qu'elle délirait sur un garçon sans intérêt. S'il avait envi de passer toutes ses vacances en solitaire libre à lui, elle ne l'en empêcherait pas. C'était juste débile. Mais peut être que les démons aimaient à être seul... En tout cas, ce qui était sûr, c'était qu'elle n'allait pas gâcher les siennes à cause d'un garçon qui de toute façon n'était rien pour lui.
D'un pas digne elle continua sa descente, sans jeter un coup d'oeil en arrière. Non mais!!


........................

Hep!!!

Là, c'était désormais elle qui pétait un câble et qui ne savait plus ce qu'elle voulait. Mue par un pressentiment dont elle n'arrivait pas à mettre un nom dessus, elle venait de regrimper la portion de falaise qu'elle descendait à l'instant avant de l'interpeller.

Aller!! Réponds moi!!

C'était un ordre. L'intonation était sans appel. Elle avait quasiment hurlé cette phrase! Cela ne signifiait qu'une chose, réponds moi... Ou sinon... Gare à tes fesses!! Elle se rendit compte par la suite qu'elle avait été plutôt violente dans sa façon de procéder, elle ajouta alors, adoucie:

S'il te plait...

Le ton qu'elle avait employé n'était pas suppliant, mais tout juste... Sally détestait qu'une chose lui résiste, cela lui faisait horreur. Lorsqu'elle voulait quelque chose, en général elle persévérait jusqu'à son obtention. C'était peut être pour ça qu'elle était remontée, pour lui arracher ne serait ce qu'un grognement. Elle se dirait alors qu'elle lui avait arraché la victoire, du moins en partie.

Elle eut alors une idée... C'était bien du chantage, et ce n'était pas fair-play du tout. Elle s'approcha du bord de la falaise. Elle esquissa un petit pas de danse, tourna sur elle même avant de regarder le gouffre qui s'étendait sous ses yeux...
Décidément, c'était vraiment haut. Elle n'était plus aussi sûre d'elle désormais. Après tout ce n'était peut être pas une très bonne idée ce qu'elle s'apprêtait à faire. Sa résolution flanchait... Petit à petit. Mais elle se repris bien vite, elle était à CHERUB somme toute, ce n'était pas une petite falaise de rien du tout qui allait lui faire peur!! C'est dur, mais les agents de CHERUB sont encore plus durs se prit elle à penser pour se donner du courage.

Dis moi un mot!! Ou grogne alors, que je vois que tu n'es pas muet au moins. Sinon... Je... Je saute. Tu voudrais quand même pas que je me noie non?

C'était vraiment haut... Au moins 50 mètres selon elle... La chute pourrait lui être fatale. De toute façon, elle n'escomptait pas sauter. Elle espérait que l'autre lui répondrait avant.
Ce qu'il semblait ne pas vouloir faire...
Elle se pencha alors plus en avant pour appuyer sa menace, la trouille au ventre... Elle essaya même de passer une jambe dans le vide, ressentait alors la gravité terrestre et le vent qui se jouait d'elle et lui donnait des frissons. A moins que ça ne soit tout simplement la peur...
Elle n'était pas suicidaire, en tout cas pas au point de sauter pour faire parler un garçon qui n'en avait fichtre rien à faire d'elle. Tant pis si elle perdait cette bataille, la guerre ne venait que de débuter et n'était pas terminée.
Et elle avait encore un atout en main...

Elle se remit debout, se postant alors dans un endroit plus stable et moins dangereux. Elle se rapprocha de lui, très lentement. Histoire de digérer à l'avance ce qu'elle s’apprêtait à réaliser. Elle en avait un haut le coeur de dégoût, mais n'avait décidément plus le choix.
Surmontant sa répulsion, elle se rapprocha à petit pas, et l'embrassa sur la joue, tendrement.
Elle en avait été bien obligée. Si le geste avait été brusque et brutal, sans douceur et tendresse, il aurait de suite repéré l'aversion et la répugnance qu'elle lui portait, et il ne lui aurait rien dit du tout.
Elle espérait qu'il soit tout de même assez surpris pour lui répondre. Même un truc inintelligible lui aurait fait plaisir. Ce garçon taciturne n'avait surement pas du être souvent embrassé par une fille, et peut être même jamais en fin de compte.
Elle ne voulait pas casser le charme qu'elle avait installé, même si tout cela n'était que tromperies et mensonges...


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: A la lueur d'un crépuscule estival...   Mer 24 Oct - 21:55

Le contact pour le moins douloureux de l’ongle de la jeune fille fouillant sa chair ramena Seth à la réalité.

Peu avant, il s’imaginait qu’une fois lassée, la fille s’en irait sans faire d’histoire et le laisserait tranquille. Il avait donc adopté cette attitude totalement impassible, indéchiffrable, qu’un de ses seuls amis de sa vie avant Cherub lui avait enseigné, espérant qu’elle se découragerait et retournerait avec ses amis. La réaction de cette fille n’était assurément pas celle à laquelle il s’attendait.

Quand il vivait encore à New-York et qu’il était encore membre d’un gang de rue malgré lui, Seth avait appris beaucoup de choses sur l’intimidation, sans pour autant avoir d’occasions de mettre ce savoir en pratique. Cherub était sans doute l’endroit idéal de s’y essayer, et il avait trouvé son pigeon.

Pigeon assez têtu, il fallait le dire. Cela faisait déjà plusieurs minutes qu’il restait immobile comme si la fille n’existait pas, et celle-ci, bien qu’agacée, résistait et tentait de le sortir de son mutisme. Et la, elle venait de lui planter un ongle dans la pommette, agacée qu’il soit indifférent à son égard. La douleur était néanmoins supportable, et il ne broncha pas devant le regard insistant de la fille. Elle sembla perdre de son assurance et il crut même voir une expression de dégout passer sur son visage, juste avant qu’elle retire son doigt d’un geste brusque et qu’elle sorte de son champ de vision d’un pas rapide.

Seth hésitait. Peut-être la fille était-elle partie pour de bon, qu’elle s’était lassée de lui et qu’elle était retournée jouer avec ses amis. Mais après le coup de griffe qu’elle lui avait servie, mieux valait être prudent. Elle pouvait tout aussi bien être avec ses amis que juste derrière lui, dans l’attente d’un simple mouvement de sa part… Seulement la patience ne semblait pas être un trait de caractère que la fille possédait en grande quantité, elle ne tarderait pas à revenir en force si elle était encore la. Seth s’était vu pointé du doigt nombre de ses défauts lors des dernières années, mais l’impatience ne faisait aucunement partie du nombre.

Hep!!!

Il dut fournir un effort titanesque pour s’empêcher de sourire lorsqu’il entendit le ton cassant et sans détour de la jeune fille, qui revenait vers lui à la charge. Son envie de solitude oubliée, Seth n’entendait plus qu’à s’amuser un peu avec cette fille là, car il savait que s’il disait un mot elle se désintéresserait très vite de lui pour retourner sur la plage.
Il n’était pas insensible, il avait besoin d’attention, comme tout le monde… Mais c’était plus fort que lui. Il était incapable de rester courtois avec un autre enfant sans dire quelque chose de travers. Avec les adultes qu’il appréciait, il arrivait la majorité du temps à se contenir… Mais avec ceux de son âge, les paroles blessantes sortaient toutes seules, et il ne pouvait s’en empêcher.

On lui avait déjà parlé d’un symptôme de double-personnalité, mais Seth s’en moquait éperdument. Il était comme ca, et si ces inévitables piques blessantes qui sortaient de sa bouche étaient le seul moyen de se faire remarquer, en bien ou en mal, eh bien il n’avait pas le choix. Mais n’étant pas complètement sadique non plus, quand il pouvait éviter les dégâts il le faisait. Même si son silence importunait tant la fille, ca valait mieux que des insultes… et il était trop tard pour faire machine arrière.

Aller!! Réponds moi!!

Seth ne fit aucun geste, aucun bruit. Tant qu’il ne faisait rien, il ne pouvait pas la blesser. On lui avait dit que cette double-personnalité disparaitrait avec l’âge… Au fond de lui il était impatient que ce moment arrive, qu’il puisse contrôler parfaitement ses paroles et cesser de blesser les autres. Mais d’ici la, c’était tout ce qu’il avait et il devait faire avec.

S'il te plait...

Son ton devenait presque suppliant. Seth commençait à apprécier cette fille qui ne voulait pas lâcher le morceau. Il se doutait que ce n’était que dans son propre intérêt que la fille agissait ainsi, mais c’était aussi la première à lui adresser la parole et à tenter de le faire réagir avec tant d’acharnement, et il admirait la force de caractère de cette fille.

Quand elle commença à s’approcher du rebord de la falaise, le garçon se dit tout de suite qu’elle ne sauterait jamais. Une chute d’une telle hauteur était mortelle, elle le savait sans aucun doute, et elle voulait qu’il parle, pas qu’il décroche la lune pour elle. Il y avais des limites à tout, non mais.

Dis moi un mot!! Ou grogne alors, que je vois que tu n'es pas muet au moins. Sinon... Je... Je saute. Tu voudrais quand même pas que je me noie non?


« Cours toujours » marmonna intérieurement Seth sans qu’un son sorte de ses lèvres, et réprimant un autre sourire. Elle avait du cran, mais elle n’était même pas assurée elle-même, ca s’entendait à sa voix.

Elle ne devait plus avoir beaucoup de moyens de pression pour en arriver à de telles extrémités… Si elle n’abandonnait pas maintenant, elle allait surement le frapper jusqu'à ce qu’il demande grâce… du moins c’est ce qu’il aurait fait à sa place, et même bien avant.
Quand elle se tourna vers lui, il se tendit imperceptiblement.

Elle s’approcha du garçon et il fut totalement dérouté lorsqu’elle se pencha pour l’embrasser sur la joue. Depuis la mort de sa mère, alors qu’il n’avait que 2 ans, aucune autre représentante du sexe opposé ne l’avait jamais embrassé…

Il fut tellement surpris qu’il perdit toute sa concentration et écarquilla les yeux. Puis après cinq interminables secondes, il réalisa que la fille l’avait eue et éclata de rire. Il s’attendait à tout, sauf à ça! Plus il y pensait, plus le comique de la situation lui devenait évident. Seth n’était pas un rancunier, et malgré ses défauts, il savait reconnaitre ses tords. Il avait résisté à toutes les tentatives de cette fille pour le faire parler, et un simple petit baiser sur la joue l’avait complètement désorienté.

Lorsqu’il fini par maitriser ses gloussements incessants, le jeune homme remarqua la mine offusquée, en colère peut-être même, de la fille dont il ne connaissait toujours pas le nom.
Le petit jeu du silence terminé, il dit avec un grand sourire et une certaine malice :

-Bien pensé, je m’y attendais pas du tout. Mais il y aurait pu y avoir un peu plus de passion...


Dernière édition par Seth Sumner le Ven 26 Oct - 0:39, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: A la lueur d'un crépuscule estival...   Jeu 25 Oct - 16:44

Au moment du baiser sur la joue, Sally sentit le garçon frissonner. Il ne devait surement pas s'y attendre et semblait surpris, agréablement surpris, vu les yeux écarquillés et l'expression bouche-bée qu'il lui lançait. Les cinq secondes qui suivirent semblèrent lui durer une éternité... Une éternité brutalement effacée par un éclat de rire.
C'est à ce moment là qu'elle eut la réponse à de nombreuses questions qu'elle se posait, des questions qui lui trottaient dans la tête depuis le début de leur rencontre.
La première, et la plus évidente, c'était qu'il se moquait bel et bien d'elle.
Il semblait, contrairement à Sally, trouver la situation follement amusante. Elle n'y trouvait pourtant pas matière à rire. Elle s'était laissée avoir par un garçon qui se jouait d'elle depuis le début. Elle qui pensait avoir remporté la partie, venait de réaliser qu'il ne s'amusait qu'à ses dépends. Elle n'était qu'un jouet pour lui, un jouet qu'il venait de mettre échec et mat. Et s'il y avait bien quelque chose de fâcheux en elle, c'était sa réputation avérée de mauvaise joueuse. Elle détestait perdre, et elle allait devoir le lui démontrer à ce garçon insolent!!

Puis aussi soudainement qu'ils avaient commencé, les gloussements cessèrent. Pendant ce laps de temps, il avait surement du remarquer que la fureur montait aux joues de la fillette, ou que la moutarde lui montait au nez, c'est comme vous préférez.
Néanmoins, il eut l’outrecuidance de continuer sur sa lancée en déclarant, un grand sourire idiot sur les lèvres et de la malice dans les yeux:

Bien pensé, je m’y attendais pas du tout. Mais il y aurait pu y avoir un peu plus de passion...

Sally faillit s'étrangler en entendant ces paroles. Pour de bon. Elle déglutit avec difficulté et se força à retrouver son calme. A croire que ce garçon ne s'entendait pas parler. Il aurait pu y avoir un peu plus de passion.... Et gnagnagna.... Comme si lui, la passion l'animait. C'était plutôt le sentiment abjecte de jouer avec elle oui!!! Sally avait l'impression de n'être qu'un pantin désarticulé entre ses mains, mais elle allait changer les choses.... Elle était bien gentille, et bien sotte de s'être laissée bernée de la sorte!!

Elle se composa un masque destiné à cacher son mécontentement, elle ne put toutefois s'empêcher de lancer narquoise:

Ne me parle pas de choses dont tu n'as aucune expérience! Tu ne connais rien à la passion, alors ne me fait pas la morale sur la mienne...
D'ailleurs, en parlant de morale...


Elle se jeta sur lui, ne lui laissant aucune chance... Il n'avait pas réagit assez vite à son mouvement brusque, si bien qu'elle se retrouva assise à califourchon sur sa poitrine, ses deux mains frêles appuyées fermement sur ses épaules. Elle augmenta la pression, pour lui montrer à nouveau qu'elle ne rigolait plus.
Elle fit frémir son nez avant d'annoncer tout de go:

J'ai beau être gentille, il ne faut pas me prendre pour une conne. Déballe ton sac. Pourquoi tu fais tout ça??? Pourquoi tu te sers de moi comme d'un jouet. J'ai essayé d'être gentille avec toi, et toi tu te moques de moi... Tu... tu...

Elle s'effondra en larmes... Elle était décidément trop émotive... Combien de personnes fondaient en larmes pour si peu?? Cela la rendait malade, ce garçon la rendait malade... Les larmes dégoulinaient sur ses joues, puis tombaient directement dans le creux que formait le cou du garçon, plaqué à même le sol... Cette fois ci s'en était trop, elle n'arrivait même plus à simuler.

[ Dsl c'est moyen... ]
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: A la lueur d'un crépuscule estival...   Ven 26 Oct - 0:39

Seth se maudit intérieurement. Il n’avait pas réussi à s’empêcher de lancer une pique, et têtue comme elle était, la fille allait sans aucun doute répliquer. Et à voir comment elle avait réagit à ses paroles, ca risquait de barder assez vite. En effet, la surprise de la jeune fille prit place peu à peu à une sorte d’assurance, mais le garçon décernait une pointe de colère dans les yeux de son interlocutrice.

Il en avait ras-le-bol de cette « Double personnalité »! Pratiquement à chaque fois qu’il ouvrait la bouche avec de bonne intentions, il disait des trucs qu’il ne voulait pas, ce n’était pas vraiment sa faute! La fille devait sans doute s’imaginer qu’il se foutait d’elle complètement, alors que la seule raison pour laquelle Seth riait était car il s’était fait avoir comme un débutant et qu’il se trouvait stupide.

Mais comment lui faire comprendre? Ses paroles pourraient sortir encore plus gratuites encore que ses dernières… Il n’eut pas le temps d’y penser plus qu’elle prit les devants.

-Ne me parle pas de choses dont tu n'as aucune expérience! Tu ne connais rien à la passion, alors ne me fait pas la morale sur la mienne...
D'ailleurs, en parlant de morale...


Il n’eut pas le temps de réagir qu’en quelques secondes, il se retrouvait le dos appuyé sur l’inconfortable sol rocheux de la falaise, la fille assise sur son torse et appuyant de tout son poids sur ses épaules. Il fallait dire que non seulement la position dans laquelle il se trouvait était non seulement douloureuse, mais également assez gênante. Si un autre agent avait la bonne idée de venir jeter un œil dans le coin, il deviendrait la risée du campus en un temps record. Seulement, celle qui le maintenait dans cette position était assurément sur le Campus depuis un bon moment, contrairement à lui, et avait par conséquent un niveau bien supérieur au sien en tout ce qui touchait au combat. Impossible donc de se déprendre.

Résigné, Seth ne chercha pas à se débattre et fixa la jeune fille, attendant qu’elle recommence à parler.

-J'ai beau être gentille, il ne faut pas me prendre pour une conne. Déballe ton sac. Pourquoi tu fais tout ça??? Pourquoi tu te sers de moi comme d'un jouet. J'ai essayé d'être gentille avec toi, et toi tu te moques de moi... Tu... tu...


Au grand étonnement du garçon, elle fondit en larmes. Désemparé, il demeura interdit un moment, regardant les larmes de la jeune fille couler, puis les sentant s’écraser sur la peau de son cou. Pour une raison qui lui était totalement inconnue, il ressentit un léger malaise à voir cette fille pleurer sans retenue, comme ca, devant lui. Malaise qui s’agrandit jusqu'à ce qu’il ressente un besoin urgent de tenter d’arranger les choses.

Il reposa sa tête sur le sol en poussant un profond soupir.

-Je ne me moquais pas de toi. Maugréa-il.

L’étonnement façonna ses traits lorsqu’il se rendit compte qu’il avait prononcé ces paroles sans qu’un seul mot ne sorte de travers. Le nombre de fois qu’il avait réussi à parler à une autre personne de son âge sans que sa double-personnalité ne refasse surface remontait à… jamais. Qu’est-ce que cette fille-là avait de plus que les autres jeunes qu’il avait déjà rencontrés pour qu’il puisse se retenir, même involontairement, de la sorte?

Reprenant ses esprits, il préféra enchainer tout de suite. Il fallait qu’il s’explique un maximum avant de recommencer à dire des paroles choquantes. Mais c’était en même temps la première fois qu’il pouvait avoir une vraie discussion avec quelqu’un, une fille par-dessus le marché, il ne savait donc pas trop quoi dire.

-Je… Écoute, je… Je riais de ma propre bêtise, pas de toi… Et ma réponse idiote sur la passion, ce n’était pas moi… M’enfin, oui, c’était moi, mais…

L’embarras du jeune homme était évident. Il sentait le rouge lui monter aux joues, autant car il était confus de voir la jeune fille dans un tel état juste au dessus de lui qu’il se sentait stupide de ne pas savoir aligner deux mots devant cette même fille. Il se prit la tête à deux mains en secouant la tête, cherchant désespérément à organiser ses paroles.

-Et puis… tu ne pourrais surement pas comprendre. Je ne crois pas que tu puisse saisir ce que c’est, de ne pas savoir ce que tu vas dire quand tu vas ouvrir la bouche. Ce qui m’arrive la plupart du temps à cause de mon idiote de double-personnalité, comme le psy l’appelle.

Seth avait parlé la voix pleine de haine. Pas à l’encontre de la fille, mais contre lui-même, contre ce qu’il était. Il maudissait son état, aujourd’hui plus que jamais. Toutefois, il avait parlé d’une traite, sans s’arrêter, ce qui l’étonna et le réjouit en même temps.

Ouvrant à demi les yeux sans grand espoir d’un changement d’humeur venant de la jeune fille, il laissa retomber ses bras le long de son corps, l’un deux accrochant au passage la jambe gauche de celle qui était toujours assise sur son torse, avant d’aller heurter le sol de roche.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: A la lueur d'un crépuscule estival...   Sam 27 Oct - 8:39

Quel fait étrange...
Sally avait engagé la conversation avec ce parfait inconnu depuis voila cinq bonnes minutes, et pas une seule fois, l'idée de lui demander son nom lui était passée par la tête...
Bien que sur le moment, en larmes, elle n'avait pas l'esprit à cela pour l'instant.
Les larmes tombaient toujours sur le garçon en dessous d'elle, bien que le flot se tarissait au fur et à mesure qu'elle essayait de sécher ses larmes.
D'ailleurs, celles ci durent avoir un effet sur le garçon au t-shirt bleu ciel, bien que le mouvement fut aussi léger qu'un voile ondulant au grès d'une brise de printemps, car celui ci se dérida quelque peu et poussa un soupir.

Je ne me moquais pas de toi.

Etait il sincère? C'était là la grande question... La Question existentielle de la soirée... Pouvait elle lui faire confiance? Ou mentait il si bien qu'il était lui même persuadé de dire la vérité? Si c'était le cas, il avait vraiment un grain au cerveau... Si ce n'était pas le cas... Cela revenait tout de même au même. Si ce n'était que le garçon était fou, fou à lier, et mytho par dessus le marché. Un beau tableau de chasse...
Mais pourquoi se trouvait elle toujours acculée dans des situations qui relèveraient d'un miracle dans leur soi-disante probabilité d'existence.
Elle avait vraiment l'air de se foutre à chaque fois dans des pétrins pas possible.

Je… Écoute, je… Je riais de ma propre bêtise, pas de toi… Et ma réponse idiote sur la passion, ce n’était pas moi… M’enfin, oui, c’était moi, mais…

Il bégayait, cherchant lamentablement ses mots, dans une confusion la plus totale. Sally le trouva embarrassé, car d'ailleurs, le rouge lui monta rapidement aux joues et il dut se prendre la tête à deux mains pour échapper au regard inquisiteur de la jeune fille et ainsi continuer son petit speech.

Et puis… tu ne pourrais surement pas comprendre. Je ne crois pas que tu puisse saisir ce que c’est, de ne pas savoir ce que tu vas dire quand tu vas ouvrir la bouche. Ce qui m’arrive la plupart du temps à cause de mon idiote de double-personnalité, comme le psy l’appelle.

Son ton avait changé, son expression aussi d'ailleurs... En proférant ces mots, sa voix vibrait de haine, d'une surement longtemps refoulée... Elle se demanda aussi pourquoi, à chaque fois qu'il lui parlait, c'était soit sur un ton désabusé, soit sur un ton haineux. Le garçon n'avait guère d'autres registres dans sa manche.
Il ouvrit à demi les yeux, la cherchant timidement du regard, espérant surement obtenir la confirmation qu'elle le plaignait.
Hé bien, si c'était cela, il se trompait du début jusqu'à la fin...
Ce garçon l'avait par trop souvent blessée en à peine cinq minutes, c'était à son tour désormais...
Sa détermination fut renforcée lorsqu'il laissa retomber ses bras le long de son corps, ballant. Car par mégarde, son geste plus que maladroit, lui permit de s'accrocher à sa jambe gauche, et pendant un instant, Sally crut qu'il lui caressait la peau qui était nue à cet endroit.
Farouche, elle s'écarta prestement du garçon aux mains baladeuses avant de lui répliquer amère et horrifiée:

Tu me dégoutes... En fait, tu n'es qu'un sale obsédé pervers, et mytho par dessus le marché... Par trois fois, tu m'as blessé, psychologiquement je parle, alors tu sais quoi je vais te rendre la pareille, et je vais être méchante avec toi, tout comme tu l'as été avec moi. Me faire croire que tu es timide et que tu as un problème de sociabilité pour mieux me caresser par la suite.... Je trouve ça vraiment... Abject. Oui voila, c'est le bon mot. Tu es ignoble et je te méprise...
Et je vais te dire le fond de ma pensée, je me demande comment on a bien pu te recruter, une erreur d'administration je suppose...
Tu vois l'effet que ça fait d'être méchant avec les autres? C'est plutôt désagréable n'est ce pas? Moi aussi je peux être méchante tu sais, même si je préfère de loin être gentille...
Mais faut que je te prévienne, caresse moi, touche moi encore une fois, et je crie au viol. Mets toi ça dans le crâne car je n'hésiterai pas, je ne veux plus avoir affaire à toi.
Et comme je suis plutôt polie, tu pourras dire un jour à ta femme et tes enfants qu'une fois tu as rencontré une fille bizarre prénommée Sally. Mais ce jour n'arrivera pas, cat vu ta mentalité, je doute fort que apr la suite, une fille veuille bien de toi.
Je crois qu'après ça, tu peux mourir en paix.... Seul...
J'espère t'avoir bien démonté le moral en tout cas...
Ah oui, et encore une chose.... J'oublie. Mais surtout, au plaisir de ne plus te revoir, ni de ne plus croiser ton chemin!



Elle fit volte face prestement, et partit sans un regard vers le garçon, décidée à pleurer dans son saoul dans son lit...

[ HRP: voila finit pour moi, Seth, je te laisse poster un message à la suite si l'envie te dit! xD ]
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: A la lueur d'un crépuscule estival...   

Revenir en haut Aller en bas
 
A la lueur d'un crépuscule estival...
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Lueur du Crépuscule
» Lueur d'espoir!
» Michel Martelly: Une lueur d'espoir pour les déclassés
» Le bosquet du crépuscule... - Terminé
» Mes origines ménent à l'amitié ! [PV : Lueur d'Espoir, Patte Noire, Neige des Pics]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CHERUB Campus rpg :: L'Extérieur :: L'Île de C.... :: La Plage-
Sauter vers: