CHERUB: L'évolution
 

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 Mission de Miguel Vasquez & Alex Svensen: "Football & C.A Traffic"

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MessageSujet: Re: Mission de Miguel Vasquez & Alex Svensen: "Football & C.A Traffic"   Lun 26 Aoû - 10:21

Alex vit qui était l’homme. Trop tard. Ce dernier l’avait vu avant qu’il ne le voie. Et la punition fut immédiate. Un coup de crosse en pleine tempe, et un réveil électrique. Le jeune homme était complètement sonné. Il mit plusieurs secondes à comprendre où il était et ce qu’il faisait là. Le temps de se rappeler, il avait déjà reçu un coup de poing dans le nez. Son agresseur lui demandait quelque chose. Mais quoi ? Il arrivait à peine à l’entendre tant il était sonné, alors le comprendre était une tâche ardue. Après une deuxième droite, il comprit ce que son agresseur lui demandait. Il articula un « stop ». L’entraîneur le regarda d’un air sadique et haineux. Et reformula la question, à savoir ce qu’Alex faisait ici. Alex le regarda sans répondre. Il voulait que cet homme atteigne ses limites d’énervement, car c’est à ces moments-là que les hommes sont les plus vulnérables. Son tortionnaire le passa à tabac.

Alex sut qu’il allait devoir dire quelque chose ou il ne tiendrait pas longtemps. Mais cela ne voulait pas dire qu’il devait dire la vérité. Le jeune homme improvisa une réponse, disant qu’il les avait vu dans la rue, et voulant leur parler, les avait poursuivi, mais sans les rattraper avant ici car ils étaient à vélo.

-Tu me prends pour un con, Torres ?mugit l’entraîneur. Dis-moi la vérité !

« Oui je te prends pour un con, sombre crétin, je te méprise et j’espère que tu vas croupir en taule ». C’est ce qu’Alex pensa très fort. Il jeta un regard de défi à l’entraîneur. Ce dernier ne se fit pas prier, car il donna une énorme claque à Alex. Le jeune homme avait le nez en sang, et le visage tout rouge. L’entraîneur reprit son discours :

-Alors espèce de sale fils de pute, t’as quelque chose à dire ?

-Oui. Que la prochaine fois que tu traites ma mère de pute, je te fais bouffer tes couilles.

L’entraîneur éclata de rire. Et sortit un couteau. Alex était tétanisé par la peur. Le coach dit :

-Quelle idée originale. Je pourrais te faire la même chose. Mais je vais  garder ce moment délicieux pour la fin. D’abord je vais m’amuser un peu.

Il approcha le couteau de sa main, et commença à écorcher la paume du jeune homme, qui lâcha un cri de douleur. Il sentait la lame qui s’enfonçait, et sa peau qui se déchirait à son contact. C’était horrible. Alex lui demanda de stopper son action. Il lui dit qu’il allait lui dire la vérité. Bien sûr il allait lui sortir un autre mensonge, car de toute façon, il avait juste à rester en vie assez longtemps pour voir Jack et ses forces armées arriver ici, et mettre fin à tout ça. Il prit un air insolent et lui dit :

-Je voulais te faire une surprise. Alors t’es content ?

L’entraîneur ne trouva pas la pique à son goût. Il lui entailla en haut du pied gauche d’un geste rageur. « Ce genre de réaction me rappelle Thalia quand je lui ai dit qu’elle aurait pas ma bite » pensa Alex, presque amusé. En effet, il avait tellement mal ailleurs qu’il n’avait quasiment pas senti l’entaille à son pied. Le cerveau humain est bien fait pour cela : il ne peut se concentrer pleinement que sur une douleur à la fois. L’entraîneur poussa un cri de haine et enchaîna une dizaine de coup de poing sur son visage. Alex avait mal, mais au moins, il avait trouvé comment pousser à bout son tortionnaire : il fallait en rire. Il se rappela alors du film Batman The Dark Knight. C’est en prenant la douleur avec humour que le Joker était si dangereux. Il commença à rire.

-Qu’est-ce que tu trouves drôle, connard ?rugit le coach, avec des yeux de tueur.

Alex réussit à articuler :

-Toi. Tu es si sérieux. Détends-toi ça ira mieux après.

Puis il se remit à rire. Le colosse donna un coup de pied dans son ventre, qui donna à Alex l’impression de voir son estomac exploser en lui. Il lui fallait de la force pour continuer à jouer ce petit jeu malgré la douleur. De la force physique, il n’en avait plus. Mais son moral d’acier était toujours là, et après le PEI, il ne pourrait jamais le quitter. Alex se surprit à remercier intérieurement Tudor, pour ce qu’il lui a fait endurer quelques mois auparavant. Désormais, même cette séance de torture qui faisait plus mal physiquement, semblait toute ridicule au niveau moral. Alex voyait que le coach commençait à perdre patiente. « Alors, c’est peut-être pas celui qu’on croit qui craquera en premier ! » se dit le T-shirt gris. Les coups continuèrent, tout comme le caractère déplacé du jeune agent. Mais ça devenait de plus en plus dur pour le jeune homme de continuer à ignorer la douleur. Il avait sûrement le nez cassé, ses mains et ses pieds étaient lacérés d’entailles, il avait reçu des chocs électriques et la cumulation de tout ça était presque insoutenable.

Mais ce qui effrayait le plus le jeune homme, c’était cet équilibre constant qu’il devait conserver. En effet, s’il avouait quelque chose que son geôlier pourrait croire, il se débarrasserait de lui. Mais s’il ne disait rien trop longtemps, le coach risquait de le tuer dans un accès de rage. C’était donc cette menace continuelle qui faisait le plus mal. Alex savait que le flingue de son ennemi n’était pas chargé avec des munitions de paintball. Il savait que ce n’était plus un jeu, que c’était réel, et qu’il n’aurait pas de seconde chance. Il sortait parfois un petit mensonge de temps en temps, pas trop pour ne pas lui faire perdre patience. Parfois il faisait semblant d’avoir trop mal pour pouvoir parler. Cela faisait faire une pause à son tortionnaire. Le temps passait si lentement. Cela devait faire cinq minutes qu’il se faisait torturer. Maximum. Mais il avait l’impression qu’il était dans cette salle depuis des heures, à se faire écorcher et frapper. A un moment, il arrêta de frapper le garçon. Alex apprécia d’abord ce répit.

Mais seulement d’abord. Lorsqu’il vit ce que l’entraîneur alla chercher, il déglutit de peur. Il venait de sortir un pistolet. « Je ne lui ai pas laissé le choix. »pensa Alex. Il vit sa vie défiler devant lui, étant désormais convaincu que c’était la fin. Il aurait voulu faire un testament, pouvoir dire adieu à tous ses amis. Que ce soit Esteban Evans, même s’il ne le voyait plus beaucoup depuis le PEI, ou bien Quentin LeGahec  son partenaire de ce même Programme d’Entraînement. Sa copine Clémentine lui manquait aussi, mais sa relation avec elle ne durerait pas. Il jura que s’il s’en sortait, il lui avouerait ce qu’il a fait avec Thalia, et elle romprait vraisemblablement avec lui. Son corps coulera au fond d’une rivière lorsque l’homme aura appuyé sur la détente. Il n’aurait pas droit d’être enterré avec ses parents, de faire jouer le Requiem de Mozart pour son enterrement, ou ne serait-ce d’avoir une tombe. Personne ne se souviendrait de lui. Tout ce dont on se souviendrait de lui serait un petit mémorial au campus, lorsqu’il aurait agrandit la liste des agents morts en mission. Le coach tira.

Pas dans une zone mortelle. Alex hurla. Un cri qui représentait tout ce qui se passait dans sa tête. Un cri mélangeant douleur et espoir. Il venait de comprendre que l’entraîneur n’avait pas fini sa séance de torture. Il lui avait tiré dans la jambe. Le jeune homme n’avait jamais eu aussi mal de sa vie, mais en même temps, il n’avait jamais été aussi soulagé. C’était une douleur agréable, une douleur symbolique de la vie. Elle le sortait presque de la mort, prouvant qu’il était en vie s’il ressentait cette balle logée dans sa cuisse. Le jeune homme était maintenant prêt à endurer n’importe quoi s’il pouvait ressortir vivant de cet enfer. Le colosse lâcha une autre balle, dans la même jambe, un peu plus bas. Celle-ci sembla être l’inverse de la première, elle ne représentait en rien la vie, et faisait bien plus mal. Alex ne pouvait trouver de mot pour qualifier ce qu’il ressentait dans sa jambe, il avait mal. Mais vraiment mal, c’était le mal à état pur, ou plutôt à l’état sanglant. « Qu’est-ce que tu fous, Jack ? »pensa l’agent. Son contrôleur se faisait désirer, et Alex espérait presque qu’il recevrait un gros sermon de sa part un jour pour ne pas l’avoir attendu, cela voudrait dire qu’il s’en serait sorti.

Mais le contrôleur n’était pas là, et Alex n’en pouvait plus. Il baissa la tête et dit finalement :

-J’ai entendu des rumeurs comme quoi il y avait des armes ici. Je voulais les voler pour les vendre parce que dans les films, les armes ça rapporte beaucoup.

Cette explication sembla être plausible aux yeux de l’entraîneur. Il arrêta sa torture et commença à tourner les talons. Un autre homme derrière lui dit d’attendre, se demandant d’où le jeune homme tenait ces rumeurs. Ce fut donc la nouvelle question de l’entraîneur. Et comme Alex ne disait rien, les coups reprirent. Alex n’avait aucune idée de quoi improviser pour expliquer d’où il tenait les informations. Il ne voulait pas dénoncer une connaissance à lui, et dans le doute qu’il soit traqué. Mais il ne pouvait pas inventer une personne comme ça. Il ne lui restait plus beaucoup de temps. Il fallait qu’il tienne jusqu’à l’arrivée de Jack. L’entraîneur lui cria dans l’oreille :

-Alors que dis-tu ?

Alex en avait assez de ce type, tant qu’à souffrir autant rigoler en même temps :

-Je me suis farci ta nièce, connard.

Les yeux du colosse devinrent comme des billes. Il redonna un coup de crosse à la tête d’Alex, mais moins fort, pour que ce dernier le sente sans s’évanouir. Le bourreau reprit la parole :

-Comment as-tu osé corrompre ma Thalia de la sorte ?

Alex rit du mieux qu’il put et dit :

-La corrompre ? Thalia est une traînée. Une grosse salope qui veut toutes les bites du collège. Ça doit être de famille.

L’entraîneur appuya sur la balle logée dans sa jambe, arrachant un cri de douleur immense à Alex. Le collègue de son tortionnaire se racla la gorge, rappelant à ce dernier que la vie sexuelle de sa nièce n’était pas le sujet. Il approuva à contrecœur. Il posa sa question au jeune homme une dernière fois. Le Londonien lui cracha au visage, lui assurant qu’ils n’obtiendraient rien de plus de sa part. Cela signifiait sûrement sa mort, mais il s’en fichait désormais, car le bruit autour de la maison réalisait ses prières : Jack était enfin arrivé à la maison.
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MessageSujet: Re: Mission de Miguel Vasquez & Alex Svensen: "Football & C.A Traffic"   Lun 26 Aoû - 16:13

Sous les yeux des deux hommes Alex refusait de révéler sa source, pourtant, pour les deux hommes rien n'étaient plus importants, d'une part cela mettait en danger tout le trafic, de l'autre le patron serait furieux si jamais ils n'arrivaient pas à faire parler un gamin de treize ans. Avec un air sadique le coach s'approcha d'Alex, il brandissait une perceuse électrique. Alors que l'engin s'approchait dangereusement de la peau du garçon, Howell pénétra dans la pièce.
-Laissez-moi seul avec ce gamin! Hurla-t-il

Les deux bourreaux se montrèrent obéissants, ils sortirent et ce placèrent face à la porte, Calvin abordait un sourire chaleureux.

-Cela pourrait être très simple Alex, tu es un gamin qui a fait une grosse bêtise, dit moi juste d'où tu tiens tes sources et nous te laisserons tranquille, tu seras déposé à un hôpital ou tu expliqueras avoir été torturé par une bande de voyous, et nous te laisserons tranquillement continuer ta vie

Le bon et le mauvais flic étaient une technique classique, tout le monde l'utilisait apparemment...
[Centre]***[/centre;
Quand Jack avait reçu les textos d'Alex il avait été satisfait, et il s'était montré confiant en la capacité d'Alex à s'en sortir. Il lui avait donc répondu en lui disant de revenir, puis il avait envoyé un t-shirt blanc qui vivait non loin de la surveiller la bicoque. Le temps où Jack contacte le blanc et qu'il soit sur place quarante cinq minutes s'était écoulé, ne voyant pas Alex l'homme avait compris que celui-ci était en péril. Or, son téléphone était déchargé, il avait foncé et s'était retrouvé au côté de Jack en un quart d'heure. Aussitôt le contrôleur contacta le campus pour lui demander d'envoyer en urgence une équipe de sauvetage. Malgré tous les efforts de l'homme celle-ci tardait à arriver...
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MessageSujet: Re: Mission de Miguel Vasquez & Alex Svensen: "Football & C.A Traffic"   Lun 26 Aoû - 16:13

Vous devrez RP ci-dessous avec l'ordre indiqué à la fin du message du PNJ. L'ordre peut changer d'une fois à l'autre. A la fin de ce message, un certain nombre d'informations vous sera communiqué pour le déroulement de la mission. Vous aurez le lieu, la durée qui devra s'écouler dans le poste et les personnes que vous rencontrerez.

] (les lieux soulignés doivent être inclus dans le RP, les autres au choix)

[u]La salle de torture

Durée réelle du rp: L’échange entre Calvin et Alex durera un quart d’heure puis les forces armées arriveront et transféront Alex à l’hôpital

Détails: L’agent devra décrire un échange avec Howell, l’intervention des forces armées puis éventuellement le transport jusqu'à l’hôpital
l- Longueur minimum du message: 100 lignes (nonpastapé)
- Temps laissé pour répondre: /

Ordre de postage:
-Alex
-PNJ

[/u]
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MessageSujet: Re: Mission de Miguel Vasquez & Alex Svensen: "Football & C.A Traffic"   Lun 26 Aoû - 23:40

Howell se tenait face à lui, seul. C’était un face à face, une confrontation. Sauf qu’Alex était blessé au point de s’inquiéter pour ses jours, et attaché, alors qu’Howell tenait un pistolet, chargé, et avait une vingtaine d’hommes prêts à intervenir. Calvin s’avança vers lui, et lui sourit, d’un sourire qui en disait long. Il signifiait quelque chose du genre : « Je peux me montrer clément, mais je peux aussi être pire qu’eux, ça dépend de toi. » Ce qu’il dit par la suite le prouva :

-Cela pourrait être très simple Alex, tu es un gamin qui a fait une grosse bêtise, dit moi juste d'où tu tiens tes sources et nous te laisserons tranquille, tu seras déposé à un hôpital ou tu expliqueras avoir été torturé par une bande de voyous, et nous te laisserons tranquillement continuer ta vie

Alex n’arrivait pas à croire que Calvin proposait cela après tout ce qui s’était passé. Cet homme était peut-être pas si mauvais s’il répugnait se débarrasser d’un gamin sans famille que personne ne chercherait. Mais il était tout à fait possible que Howell soit en train de mentir, et qu’une mort l’attendrait dès qu’il aurait craché un nom. Dans tous les cas, il devait gagner du temps. Les secours ne devaient plus être loin désormais. Alex trouva le prétexte parfait pour ça :

-De… De l’eau…P… Pitié…

Le trafiquant hésita. Il semblait se dire que s’il reprenait des forces, ce serait peut-être mauvais signe, mais qu’il en aurait peut-être besoin pour formuler ses explications. Il ordonna à un de ses hommes d’apporter un verre d’eau. Il donna à boire au T-shirt gris. Boire un petit peu fut comme une bénédiction pour le jeune homme, qui était déshydraté en plus de tout sanglant. Il savoura chaque gorgée, comme si c’était la première et la dernière fois qu’il en buvait. Calvin reprit d’une voix patiente, demandant s’il pouvait dire le nom qu’il demandait. Alex feignit de reprendre son souffle. Il continua son numéro de gamin qui craque :

-Je ne savais pas que c’était vous. On m’a juste dit « y’a pleins d’armes, tu peux les vendre et faire une fortune. » Si j’avais su que vous étiez impliqué, je vous aurais laissé tranquille. Je ne veux pas vous causer de problèmes.

Il avait dit tout ça en sanglotant, comme il avait appris à le faire sur commande au campus.

-Je te crois. répondit Calvin, d’un ton calme.

Il était impossible de déterminer s’il était sincère ou non, mais en tout cas, il voulait laisser croire que oui. Il reprit :

-Qui que soit celui qui t’as donné ces infos, il a surement voulu se servir de toi. Alors donne-moi son nom, c’est aussi dans ton intérêt.

Alex réfléchissait à un nom. Il voulait trouver quelque chose qui puisse sembler cohérent, sans pour autant mettre en danger quelqu’un qu’il connaissait. Il devait improviser quelque chose, il n’avait plus rien à perdre désormais, et si tous les hommes présents étaient interpellés, dénoncé quelqu’un ne serait pas dangereux. Il songea dans un premier temps à dire qu’il s’agissait d’un des membres de l’équipe, Jerry par exemple, qui semblait avoir quelque chose à cacher. Mais il se dit que ce pourrait tout de même être dangereux pour ce pauvre gars si l’un des membres du gang venait à ne pas écoper d’une peine. Il hésita.

-J’arrive pas à croire qu’il se soit servi de moi…

Alex décida volontairement de jouer le jeu pour gagner du temps, insistant sur le fait que c’était une personne de confiance. Calvin essaya d’en savoir plus :

-Qui ? C’est une personne proche de toi ?

-Oui. Je ne sais pas si je vais pouvoir le dénoncer.

Il feignit d’être affecté, ce côté dramatique était amplifié par la douleur qu’il ressentait réellement, mais celle était physique pas morale. Il soupira, restant dans sa comédie. Puis il lâcha :

-C’est mon frère, Miguel. C’est lui qui m’a dit que des armes étaient ici.

Miguel était un bon choix de nom à donner, car il était pour tout le monde très loin d’ici, et en vérité, était protégé au campus. Si Howell demandait à ses hommes de rechercher un Miguel Torres, ils devraient choisir entre des milliers de gens. Howell ouvrit grand les yeux. Il semblait s’attendre à plusieurs noms, mais pas celui-là. Il demanda :

-Et tu peux me dire comment ton frère s’est mis au courant de mes activités ?

-J’en sais rien du tout, j’ai pas demandé, je vous le jure, je sais rien de plus ! répondit Alex, feignant d’être au bord des larmes.

Howell le jaugea. Du moins, il le regarda, mais Alex connaissait assez le sujet pour savoir qu’il était en train de déterminer s’il entendait un mensonge ou non. Il finit par hocher la tête.

-C’est bon Alex, je peux te croire. Mais pourquoi n’as-tu rien dit avant même sous la torture ?

Oh, Alex savait quoi répondre. Il voulait bien faire comprendre à Howell que son chien de garde n’avait pas fait de bon boulot.

-Parce que le coach…Il…Il a dit qu’il me tuerait dès que j’aurais lâché le nom, et comme je me savais mort bientôt je ne voulais pas qu’il tue mon frère dans la foulée, mais maintenant que vous avez dit qu’il se servait de moi, j’ai compris.

Quel beau talent était celui de savoir mentir. Essentiel pour les agents de CHERUB, car il peut sauver une vie. Et cette vérité venait d’être prouvée une fois de plus. Howell sembla satisfait et monta les escaliers, laissant Alex seul. Il devait surement être en train de discuter du sort d’Alex. Il espérait que le trafiquant ne mentait pas lorsqu’il parlait d’épargner sa vie, car le jeune homme avait survécu bien assez longtemps pour mourir si proche de la fin. Ses geôliers mettaient du temps à revenir. Ou bien Alex voyait le temps passer trop vite. Deux hommes revinrent finalement dans la cave. Ils détachèrent Alex et lui demandèrent :

-Tu peux marcher ?

Alex leva les yeux et regarda son interlocuteur comme si c’était le dernier des crétins. « Il est con, ou quoi ? » pensa Alex. En guise de réponse, il montra les balles dans sa jambe. Ils le portèrent donc. Il fut amené dans le salon, et posé sur un canapé. L’entraîneur était là, et faisait une tête d’enterrement. Il avait dû se faire engueuler. Il n’hésita pourtant pas à dire :

-Je pense toujours que lui laisser la vie sauve est une mauvaise idée. Ce gamin est dangereux !

Un autre prit la parole :

-Tu déconnes, mec ! C’est la parole d’un gamin contre celle du président de Blackpool FC. Tu crois vraiment qu’il oserait nous dénoncer.

Le colosse resta silencieux. Howell déclara à Alex qu’il aurait la vie sauve. Ce dernier fut soulagé. C’est à ce moment-là que la porte fut enfoncée, et qu’un groupe armé de policiers entra dans la salle. Les policiers demandèrent aux hommes de lever les mains en l’air. Alex sentit cependant un bras se ceinturer autour de son cou. C’était le coach. Il lui souffla :

-Enfoiré de fils de pute. Tu as prévenu les flics ! Je ne vais pas me rendre comme ça, j’ai un otage ! lâcha-t-il à l’intention des forces armées.

Les policiers semblaient désemparés, ne sachant pas quoi faire. Il fallait qu’Alex agisse par lui-même, s’il voulait que l’action des forces de l’ordre réussisse. Il planta ses doigts dans les yeux de son ennemi, et s’empara de l’arme du géant. Les policiers saisirent l’occasion pour maîtriser les hommes de mains du trafiquant et passer les menottes à Howell :

-Vous êtes en état d’arrestation pour trafic d’armes. Vous avez le droit de garder le silence, vous avez le droit de recourir à un avocat…

Le policier lui récita ses droits et ils partirent. Quelqu’un lui tendit la main :

-Alex Svensen ? Je suis Mike Arkinson, T-shirt blanc. Je tiens à te féliciter personnellement pour ton boulot dans cette affaire. Ça va ? Pas trop mal ?

Alex sentit une vague de joie. Une éclaircie au milieu de l’orage qu’était la douleur. Il le remercia, et lui confia qu’il n’était pas au top de sa forme. Mike l’aida à se relever, et l’aida à tenir debout, alors qu’il marchait à cloche-pied. Il sortit de la maison. Jack venait d’arriver. Le jeune homme lui fit signe. La joie qu’il ressentait d’avoir accompli sa mission, son devoir, dépassait la douleur qu’il pouvait ressentir. Il la combattait comme un guerrier combattait ses ennemis : la tête haute. Il avait des origines Vikings, ce n’est pas un peu de sang qui allait l’effrayer. Son contrôleur se dirigea vers lui, l’air inquiet. Voyant l’état d’Alex, il s’exclama :

-Tu es dans un sale état !

-Toujours plus beau gosse que toi. réussit-il à ricaner.

Jack pouffa, l’air soulagé que son agent puisse encore faire preuve d’humour. Il reprit la parole :

-Bravo Alex. Ta première mission est un franc succès. Je suis impressionné par ton sang froid dans cette situation. Crois-moi que cela sera dans le rapport.

Alex lui sourit autant qu’il le pouvait sans avoir plus mal qu’il ne l’avait déjà. Il était effectivement bien amoché. Sa jambe lui faisait un mal de chien, son nez, eh bien il ne le sentait plus. Sans oublier ses paumes qui saignaient. Il s’arrêta. Il avait besoin de respirer un peu. Mike fit signe aux ambulanciers de venir le chercher. Le T-shirt blanc lui dit :

-Reste conscient. Tu as perdu beaucoup de sang, il faut que tu restes lucide.

Il avait raison. Il risquait beaucoup à perdre conscience, ou même à s’endormir. Il devait rester éveillé, et endurer la douleur. Il préféra rassurer son sauveur :

-Moi ? M’évanouir ? Je suis plus résistant que ça, Mike. lâcha Alex d’une voix faible.

Deux hommes le portèrent, et l’allongèrent sur un brancard. Alex lutta contre le sommeil, suivant le conseil de Mike. Ils placèrent le brancard à l’arrière du camion. Les portes se refermèrent, et Alex se laissa conduire jusqu’à l’hôpital de Blackpool. Il eut le temps de réfléchir à son retour au campus dans l’ambulance, pendant qu’il devait garder son esprit actif pour ignorer la douleur et la fatigue. Il se dit qu’il allait avouer son aventure avec Thalia à Clémentine, comme un gentleman le ferait. Mais aussi qu’il accepterait la punition que la rousse lui ferait subir avec honneur. Il se dit aussi qu’il devrait passer plus de temps en compagnie de certaines personnes du campus qu’il ne voyait pas assez. Esteban Evans, Seth Sumner, Quentin LeGahec, Axel Harker, Phoebe Alevratos et tous les agents de sa génération. Il avait vu ce que c’était que de passer près de la mort, et comprit l’importance de ses amis. Il pourrait retrouver sa guitare, jouer au bowling avec tout le monde, retourner à Londres sans craindre continuellement d’être reconnu par un ancien ami, regarder la fin de la saison 3 de Game of Thrones, initier les T-shirt rouges aux vraies valeurs de la vie qu’étaient Star Wars, le Seigneur des Anneaux ou Pokémon. Décompresser un bon coup, aussi. De plus, si Alex avait entendu dire que les missions étaient des moments très agréables, il était persuadé que s’il avait fait la mission à plusieurs, elle l’aurait été davantage. Ainsi il espérait que sa prochaine mission ne serait pas une mission solo. Partir en mission en groupe s’avèrerait surement très enrichissant, et les liens créés en mission peuvent devenir très forts. Surtout Alex voulait que ses missions futures l’amènent aux quatre coins du monde. Parlant français, danois et anglais parfaitement, et commençant à exceller en allemand et en russe, Alex pouvait visiter un large éventail de pays, que ce soit dans le cadre des missions ou non. Le camion se stoppa. Ils étaient arrivés à l’hôpital. Alex sentit un étrange sentiment, comme un sentiment d’accomplissement, il était heureux : sa première mission était bel et bien terminée, et c’était un franc succès.
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MessageSujet: Re: Mission de Miguel Vasquez & Alex Svensen: "Football & C.A Traffic"   Mar 27 Aoû - 10:01

Grâce aux efforts d'Alex, le trafic d'armes fut démantelé, plus d'une dizaine de malfaiteurs furent arrêter et des centaines d'armes furent saisies. Le comité décerna la mention REUSSITE à la mission.

Calvin Howell fut reconnu coupable de plusieurs chefs d'accusation notamment Trafic
d'armes, crime en bande organisé, association de malfaiteurs et une enquête le reconnut coupable de la direction de plusieurs meurtres et fut condamnée à perpétuité.

William Bluer, le coach fut condamné à quinze ans de prison pour trafic d'armes, meurtre, acte de torture. Un nouvel entraineur reprit l'équipe des juniors et fut bien plus apprécié.

David Howell ne fut jamais mis au courant de la vraie nature des actes d'Alex, il continua de fréquenter le même collège et finit par décrocher une place en sport étude. Sa carrière ne fut pas fulgurante, il finit bien vite par renoncer, suivit des études d'informaticien et passa une vie paisible.

Thalia Bluer fut placée dans un foyer, quelques années plus tard elle se fit arrêter pour prostitution et placer dans un centre de détention pour mineurs. Elle en sortit à ses dix-huit ans et se suicida l'année suivante quand elle apprit avoir été contaminée par le virus du SIDA.

Jack et l'homme au t-shirt blanc furent blâmés pour la lenteur qu'ils avaient mis à secourir Alex et suspendu temporairement de mission.

Alex Svensen fut envoyé dans un hôpital londonien où il reçut les soins aptes à traiter ses contusions, son nez casser et surtout sa jambe, il attend avec impatience son RDV avec Zara Asker...
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MessageSujet: Re: Mission de Miguel Vasquez & Alex Svensen: "Football & C.A Traffic"   

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Mission de Miguel Vasquez & Alex Svensen: "Football & C.A Traffic"
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