CHERUB: L'évolution
 

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 Binôme 4: César Miller et Itô Koiko

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MessageSujet: Binôme 4: César Miller et Itô Koiko   Ven 18 Oct - 15:29

Jour 99 en enfer. Les recrues sont à bout après avoir passé tout ce temps au PEI. Désormais, ils ont 24h à tenir. 24h pour devenir agent opérationnel ou échouer si près du but. Désormais, les voilà qui ont quitté le campus pour l’épreuve finale, qui met les agents dans des conditions environnementales extrêmes, et face à des situations périlleuses. Ils ont pris l’avion en direction de l’Archipel de Svalbard, dans le cercle polaire Arctique. Ce groupe d’îles appartient à la Norvège, bien que ce soit considéré comme un territoire d’outremer Norvégien.

Jour N°99, 1h00 :
Les recrues ont été déposées sur la côte ouest d’une des îles de cet Archipel, l’Île Blanche, ou Kvitoya en Norvégien. Leur objectif sera de traverser cette île d’ouest en est en 24 heures. Ils auront donc jusqu’au jour 100 à 1h00 pour arriver à la côte Est où leur T-shirt gris les attendront. Facile ? Ne vous détrompez-pas. Cette île fait 40 kilomètres de long, ce qui veut dire que vous allez devoir marcher 40 km en 24h. Gérez votre temps comme vous le voudrez, mais ce n’est pas de la tarte.

Faites attention, l’île est submergée par les glaciers, et marcher sans être sur ses gardes peut s’avérer fatal.

Sur ce, Bonne Chance mes chéris Twisted Evil


Voici la situation de cet Archipel sur un planisphère.


Voici la carte de l’Archipel. Vous pouvez voir l’Île Blanche en haut à droite, au nord-est.

Si vous voulez plus de détails, voici des liens utiles :

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/00/Topographic_map_of_Svalbard.svg La carte détaillée.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Svalbard La page Wikipédia de ces Iles.

Les recrues devront poster une fois chacune, puis attendre que le MJ poste, avant de continuer avec 2 postes chacun. Chaque poste devra faire 700 mots minimum. Il sera toléré un délai de 10 jours entre chaque poste, après c’est une élimination directe. (Sauf exception s’adresser au staff le cas échéant).
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MessageSujet: Re: Binôme 4: César Miller et Itô Koiko   Mer 23 Oct - 16:19

Enfin, c’était l’avant-dernier jour. Pendant les cinquante deniers jours, ce qui avait été le plus dur, c’était de ne pas m’étriper avec Itô. Nos caractères étaient parfaitement opposés et nos méthodes l’étaient encore plus. Une vraie épreuve… Se supporter, jours après jours était une véritable leçon pour nous deux. Au final, peut-être que notre collaboration aurait pu être bénéfique. J’aurais pu prendre de la nipponne de la sagesse et l’envie d’étudier, tout comme elle aurait pu tirer de moi un sens de l’improvisation et de l’adaptation plus élevée, ainsi qu’un peu plus de témérité. A moins qu’on appelle ça de la « folie »…

En fait, depuis le début, ce qui nous empêché d’apprendre l’un de l’autre, c’était notre fierté. Un binôme plus buté dans ses opinions, tu meurs. Peut-être qu’on aurait dû se laisser influencer par l’autre, mais d’un autre côté, cela prouvait notre indépendance d’esprit et notre intégrité… Non ? En tout cas, je ne regrette rien. Sauf qu’Adriano ne soit pas venu lors du premier jour, cela m’aurait peut-être permis de ne pas tomber avec cette peste d’Itô. Elle devait penser exactement la même chose avec Jack Allison.

En tout cas, on avait fini par se supporter, car aujourd’hui, à l’aube, on était réuni, avec les autres binômes. Viviane, Zoé, Bruce, Riley, Everest, Anna… Il n’y avait eu aucun autre abandon. On avait tous tenu. Au final, ce PEI, c’était comme un tir à la corde ! D’un côté il y avait Gordon et Gabriel qui faisaient tout pour nous faire lâcher, et de l’autre, nous, pauvres petites recrues sans défense. On y était presque. Le plus dur, ce serait d’échouer maintenant, alors qu’on était à quelques petites heures d’enfiler notre t-shirt gris et de se reposer dans l’avion qui nous mènerait au campus.

En effet, on avait quitté l’Angleterre et nous nous trouvions dans une île de l’Archipel de Svalbard qui se trouvait dans le cercle polaire arctique. Apparemment, le groupe appartenait à la Norvège. On avait pu glaner quelques informations supplémentaires lorsque l’un d’entre nous avait entendu une conversation entre les deux gérants du PEI qui indiquait notre destination. On avait pu se renseigner quelque peu. Toutefois, les vraies informations, on les trouva sur place.

Evidemment, le froid. Le vent mordant se faisant sentir, même à travers les épaisses couches de vêtements que nous portions. Heureusement, nous n’étions pas restés en t-shirt et en treillis. Ainsi équipé, nous pouvions largement traverser cette île. Les conditions étaient faites pour nous forcer à dépasser nos limites, par nous tuer. A cette remarque, je pensais à la crise de Bruce. Leur camarade avait dû avoir un intense moment de faiblesse, bien que cela restait inexplicable…

Je fouillais alors mon sac, vérifiant l’utilité de chacun des objets qui étaient à l’intérieur. Autant ne pas trimbaler un poids supplémentaires. Au final, le sac avait été allégé de la moitié de sa masse ce qui augmenterait à la fois ma vitesse et mon endurance. Ensuite, il était temps de calculer notre vitesse. Pour cela, je laissais faire Itô et me concentrait sur la visualisation des terrains. Comme ça, la tâche serait partagée…

Je préférais partir dans un pays froid plutôt que dans un endroit où la chaleur était assommante, et c’était sûrement dû à une partie de mes origines… Je décidais de passer en tête, étant quelque peu aux conditions. Marcher, c’était la principale activité du PEI. Nos muscles étaient habitués à ce mouvement bien rodé. Il fallait profiter de la nuit pour avancer au maximum, car une fois le jour levé, ce serait bien plus compliqué de continuer à avancer. La lumière nous éblouirait très facilement. Dans l’idéal, il faudrait se reposer les moments ou le soleil nous éblouirait le plus et pouvoir presque courir durant la nuit.

Une rafale de vent nous envoya de neige dans le visage et les flocons s’enfouirent dans notre coup, provocant une sensation de froid. Notre progression se stoppa quelques instants, le temps que la rafale qui traversait ces terres inhospitalières soit passées. Bientôt, on repris, avec un objectif bien en tête : notre t-shirt gris. Avec Itô, on se parlait pas beaucoup, en parti parce que nous n’avions pas grand-chose à nous dire. On n’avait juste les souffrances passées ensemble en commun. C’était beaucoup. Mais aussi très peu.
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MessageSujet: Re: Binôme 4: César Miller et Itô Koiko   Jeu 31 Oct - 12:37













Quand un ours serait idéal

Svalbard. Pour la petite fille, jusqu’à il y a peu, ce nom était un lieu imaginaire, créé par Philip Pulman, dans sa sage A La Croisée Des Mondes. Un endroit merveilleux, si tenté que l’on apprécie la compagnie des ours en armures. En raison du récit qu’elle avait dévoré plus jeune, elle avait imaginé que cet endroit se trouvait en Sibérie, non pas en Norvège. Ou presque en Norvège. Mais en tout cas, elle n’avait jamais imaginé un archipel.
Ce qui avant tout se vérifiait, dans cette région, c’était qu’il y faisait froid, que l’on était au plus proche du pôle Nord, au-delà même de cercle arctique. La nippone se demandait donc combien de temps durerait la nuit, et combien de temps durerait le jour. Ils n’étaient pas encore en été, par conséquent, la nuit serait la plus longue, c’était quasiment certain.
Une quarantaine de kilomètres en vingt quatre heures. Sans les conditions climatiques, ce serait en vérité du gâteau. Moins de deux kilomètres par heure. La vitesse moyenne de déplacement d’un homme est de cinq kilomètres par heure. Un marcheur athlétique lui, allait jusqu’aux sept kilomètres par heure. Et autant dire que les deux enfants, eux, étaient des athlètes ! Malheureusement, ils étaient fatigués par les quatre-vingts dix-huit jours précédents. Et marcher sur une route, ce n’était pas pareil que marcher sur des glaciers, dans le froid extrême.
Le deuxième problème, c’était son partenaire. Vraiment, un miracle qu’ils ne se soient pas encore entretués, et encore plus miraculeux qu’ils soient parvenus à passer ces quatre-vingts dix jours sans s’étriper. Oh, ça n’avait pas été tous les jours facile, plusieurs fois, ils étaient passés à deux doigts du massacre. En plus, de part leur force équivalente, les deux auraient finis blessés, et exclus. Alors même qu’ils tenaient eux deux profondément à l’obtention de ce satané T-shirt gris.
Elle l’observa faire le tri dans son sac. Effectivement, tout ne semblait pas être utile. A son tour, elle plongea dedans. Une casserole… Comme s’ils pouvaient faire à manger ici. Impossible de faire un feu. Elle garda cependant les allume feu. Ne sait-on jamais, et puis, ça ne prenait ni place, ni poids. Elle garda aussi des sacs poubelles, se souvenant que ceux-ci pouvaient constituer de bonnes couverture de survie si besoin était. Elle plaça les fusées de détresse dans une poche de son anorak doublé, une poche facile d’accès, mais hermétique, pour que la fusée ne se détraque pas. Elle fit de même avec plusieurs petits objets, dont un miroir, des barres caloriques, un couteau suisse, et surtout, un kit de premier secours. Elle vira encore de son sac des couvertures épaisses. Elle ne pensait pas qu’ils allaient dormir. Dans un froid pareil, même les plus grosses des couvertures ne les empêcheraient pas de tomber en hypothermie sans abris décent. Et à perte de vue s’étendait un glacier, plat. Donc, pas d’abris. De plus, elle avait plus confiance dans les fines couvertures marquées « Températures extrêmes » que dans ces espèces de couettes pour petit enfant frileux. Elle avait aussi garder de la corde, qu’elle espérait solide. Enfin, et surtout, elle plaça sur ses yeux un masque de ski, les protégeant ainsi de la neige et du vent glacé.
Le tri fait, elle se tourna vers son camarade. Elle en avait gardé plus que lui, mais il fallait dire qu’elle avait tendance à être plus prévoyante que lui. Ils se mirent en route, Itô légèrement en retrait. César semblait presque à l’aise dans le froid. Il marchait d’un pas régulier, la nippone évalua sa vitesse. Il partait sur une base de trois kilomètres heure. Correct, donc.
Le vent se leva. Les deux enfants se stoppèrent, pour se protéger au maximum du froid, de la neige entrant par le moindre trou dans leurs vêtements. Elle compta dans sa tête le temps que prenait la pause. Ils pouvaient rester sur la base des trois kilomètres. Alors, la marche reprit, en silence. Ils n’avaient pas tant besoin de se parler, surtout quand on sait que la moindre de leur discussion se terminait en dispute. La nippone en était persuadée, elle et son binôme se vouaient une haine tout simplement sans borne, et quand ils sortiront de ces cents jours d’enfer, ils pourraient bien commencer par se foutre sur la tronche une bonne fois pour toute.
Une nouvelle rafale leur tomba dessus. La nippone se baissa, se recroquevilla, laissant le moins de place possible au froid pour qu’il puisse pénétrer dans ses vêtements. Puis se releva, et marcha, prenant la tête, prenant un rythme très légèrement plus soutenu. Le vent serait bien leur pire ennemi avec le froid…

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MessageSujet: Re: Binôme 4: César Miller et Itô Koiko   Jeu 31 Oct - 14:30

Les deux recrues avancèrent tant bien que mal, tâchant de ne pas se parler pour éviter toute dispute qui leur serait fatale. La nuit persistait, et le vent allait grandissant. Si bien que Itô et César furent obligés de chercher un abri le temps que ça se calme. A leur grande joie, ils trouvèrent un renfoncement sous une falaise, leur permettant de s'installer sous les rochers. Mais après cinq minutes, leur sauvetage tourna à l'inquiétude lorsqu'un ours polaire gigantesque s'installa entre eux et la sortie, réveillé, mais trop occupé par le froid pour remarquer leur présence. Comment allaient-ils sortir de là? Il allait bien falloir qu'ils se concertent!

[HRP: Alors Itô, fan de Phillip Pullman? Bah joue pas les Lyra, cet ours c'est pas Iorek Wink Et même s'il a pas d'armure, il a des griffes ^^]
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MessageSujet: Re: Binôme 4: César Miller et Itô Koiko   Lun 4 Nov - 9:21













Quand ça chauffe pour l'ours blanc.

Un ours… Retirez ce qu’elle avait pensé un peu plus tôt. Ce qu’elle avait même maugréé alors qu’ils avaient du se mettre à l’abri. Leur véritable pire ennemi venait d’arriver, en la présence d’un ours polaire. La petite fille, sentant la panique arriver, se mit à torturer sa petite cervelle, histoire de se rappeler tout ce qu’il y avait à se rappeler sur les ours polaires.
L’ours polaire, un des rares complètements carnivores. Faut dire, sérieusement, vous voyez un herbivore ici vous ? C’est aussi l’un des plus gros ours qui soient. Deux à trois mètres pour un mâle, mais seulement un mètre quatre-vingts à deux pour une femelle. A quoi avaient-ils affaire eux ? Manifestement un mâle. Elle se rappelait aussi que si la fourrure de l’ours leur apparaissait blanche, en vérité, les poils étaient creux, sur une peau noire. Une histoire de captage et sauvegarde de la chaleur. N’empêche que lui aussi avait recherché un abri. Ils savent aussi très bien nager. Pas étonnant d’en trouver donc un sur une île aussi perdue.
Mais tout ça ne l’aidait pas à résoudre leur véritable problème. Comment faisaient-ils bon sang de bonsoir pour se débarrasser d’un ours ?
Elle se rapprocha de César, sans faire un bruit, sans fait un geste brusque. Elle le fixa. Il ne semblait pas non plus paniqué. Tant mieux. Pour le coup, ils allaient bien devoir agir de concert. Et même si cela la dégoutait simplement, de devoir travailler avec lui, et bien, ils étaient bien forcés. De toute façon, ce n’était pas non plus la première fois, en cent jours, qu’ils allaient devoir se parler, pour agir ensemble.
L’ours ne les avait pas remarqués. En général, dans ces cas là, ce n’est pas compliqué. On se fait discret, on s’éloigne, en restant sous le vent, pour pas qu’il nous sente. Problème ? Ils n’avaient aucun endroit où aller. La seule voie pour partir était bloquée par l’ours. Et ils ne pouvaient pas attendre qu’il parte. La tempête s’était déjà calmée. S’ils attendaient plus…
Restait la solution de le faire fuir. Le faire fuir… Quelle foutue idée que ça. Pour le faire fuir, il fallait déjà qu’ils se fassent remarqués. Et que là, ils présentent une menace suffisamment forte pour qu’il se barre. Ils avaient quelques choses pour ça. Les fusées de détresse. Mais en tirer une signifiait aussi leur abandon.

« Il faut se faire menaçant, et provoquer un grand bruit, une explosion pour le faire fuir. Et… Au cas où il décide plutôt de nous sauter dessus, il faut un moyen de le neutraliser. »

Elle réfléchit un instant, puis se retint de pousser une exclamation. Elle avait un pistolet pour anesthésier. Elle l’avait gardé en haut de son sac. Avec des gestes lents, pour toujours éviter d’attirer l’attention de l’ours qui somnolait, elle ouvrit son sac, et s’en saisit, avec les munitions. Évidemment, les instructions étaient en chinois. Cela n’aurait pas été drôle sinon. Heureusement, elle le déchiffrait désormais sans trop de problème.

« Deux coups seront nécessaires pour endormir un mâle… »

Oh, ce n’était pas ce qu’il y avait d’écrit. Mais elle transmettait une version simplifiée, résumée, histoire que cet imbécile comprenne. Oui, cet imbécile. Elle était sûre et certaine que si jamais elle expliquait qu’une balle anesthésiante pouvait endormir en trois secondes un animal de trois cents kilos (et c’était déjà dire de la puissance du produit), et qu’un mâle ours polaire pesait en général entre quatre et six cents kilos, alors, son idiot de partenaire aurait sans doute préconiser de tirer quatre coups, quitte à gâcher des balles. La nippone, elle, préférait économiser. Se sachant maintenant sur le territoire d’une de ces grosses bestiole, elle se disait qu’il vaudrait mieux garder le pistolet chargé à portée de main.

« Mais pour le faire fuir… Je ne vois rien d’autre que les fusées. Et je refuse d’utiliser si tôt l’anesthésiant. Nous pourrions en avoir besoin autrement… »

En disant cela, elle montait sur son sac, histoire de se grandir de quarante centimètres. Elle tenait hors de portée son arme. Elle se doutait bien que dans les mains de son binôme, celle-ci pourrait provoquer une catastrophe. Puis elle fixa César.

« Fais comme moi, grandis toi. Et colle-toi à moi. On doit le convaincre qu’on est pas de la bouffe… »

Puis, toujours en murmurant, alors qu’elle visait calmement, du moins, aussi calmement qu’elle en était capable l’énorme ours, elle ajouta.

« Et toi…. T’as pas un truc en réserve pour le faire dégager de là, le Iorek ? »

Il y aurait encore eu une autre solution. Mais ils n'avaient pas tout ce qu'il fallait pour, et cela aurait été affreusement dangereux dans leur situation précise. Allumer un feu. Les ours polaires souffraient de la chaleur très rapidement. Mais bon, ils auraient eux été piégés par l'incendie.

« Il ne faut pas non plus qu'il se sente agresser... Sinon, il nous attaquera pour se défendre... Une explosion en l'air, au dessus de sa tête. Une autre à côté de lui s'il ne réagit pas... »
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MessageSujet: Re: Binôme 4: César Miller et Itô Koiko   Dim 10 Nov - 19:23

Quel manque de bol, en toute franchise. Déjà que j’étais mal tombé question binôme, il fallait en plus que ce soit nous qui nous tapons l’ours blanc… N’empêche que mine de rien, je savais des choses sur ces bestiaux. D’abord, ils étaient totalement carnivores… Enfin… Il me semblait. Il fallait dire que je ne pensais pas me retrouver face à l’un des représentants de leur race ici. De toute façon, ils n’étaient pas débile non plus, ces animaux. Où ils pourraient trouvaient des herbes à bouffer dans cette glace ? Fallait bien qu’ils survivent, déjà que la fonte des glace ne les aidaient pas.  Je plaçais mon regard sur l’animal qui bloquait la sortie.

Cela m’avait paru une bonne idée au départ, de s’abriter dans ce renflement… Après tout, le vent était de plus en plus mordant dans la nuit, et de nombreuses rafales rendaient notre progression presque nulle. Tant qu’à faire, autant s’arrêter. Enfin, lorsqu’il y avait un ours pour se mettre devant notre nez, effectivement, ce n’était pas pratique. D’ailleurs… Il ne nous avait pas encore vus. Je regardais la Princesse Itô Koiko. Pour voir s’il elle paniquait, ne vous imaginez rien. C’était elle miss-je sais tout encyclopédie vivante sur deux pieds de nôtre binôme. Je n’avais pas retenu tous les détails de notre cours de survie. Surtout que le passage sur les ours blancs avait été particulièrement rapide, me semblait-il.

Ensuite, qu’est-ce qu’il fallait faire avec cet animal ? On ne pouvait évidemment pas attendre qu’il s’en aille tranquillement, surtout s’il souhait piquer un petit roupillon. A ce moment là, autant dire adieu le t-shirt gris. Même en courant, en espérant ne pas se casser quelque chose, ils n’arriveraient pas à temps. Il fallait donc le faire décamper, et plus vite que ça. Sauf que faire décamper un ours blanc, ce n’était pas comme si c’était un chat. Je me rappelai que les chiens « sentaient » la peur. Même si je ne savais pas si c’était la même histoire pour les ours, je m’efforçais de respirer l’assurance et l’aplomb. Comme d’hab quoi.

Provoquer un grand bruit. J’avais bien une idée autre que les fusées de secours, mais cela me coûtait. Je n’avais pas spécialement envie de les user maintenant. Enfin, mieux valait tout de suite que jamais, tué par un ours blanc avant. Itô sortit alors un pistolet à fléchettes anesthésiantes. Et se garda soigneusement de me le passer. Saleté de gamine fayotte, ouais. Elle dit alors que les coups nécessaires pour endormir un mâle, c’était deux. Je me fis la réflexion qu’il voudrait mieux en balancer trois, par pure précaution. Deux, ce serait sûrement un peu trop juste. Elle pensait trop aux économies.

Agacé, je la regardais monter sur son sac en gardant le pistolet de manière à ce que je ne puisse pas l’attraper. Oh qu’elle m’énervait celle-là ! D’un autre côté, si j’avais eu le pistolet, j’aurais fait exactement la même chose. On n’était loin d’avoir assez confiance l’un en l’autre pour arriver à agir de cette manière. Elle me dit de me faire grand… Ce qui m’arracha un sourire ironique. J’étais tout sauf grand. Et loyal et studieux et respectueux… Bref. En tout cas, depuis le début  de la session, j’étais l’un des plus petits, et même si j’avais quelque peu rattrapé, je n’avais fait que de passer de « ouah ! T’es minuscule mec ! » à très petit pour mon âge. Bon, c’était déjà un peu mieux. Mais quand même.

Elle me demanda, si moi, par pur hasard, je n’aurais pas quelque chose… Je levais mon sac, et fouillais au fond. Je ne pensais pas qu’ils serviraient si tôt, alors j’avais décidé de les mettre au fond, laissant le reste accessible. Un pack de quelques pétards d’efficacité moyenne. C’est vrai quoi, à partir du moment où ils avaient pensé à faire une petite surprise dans les objets sensés être classifiés « à jeter », autant en profiter. Il alluma la mèche de deux d’entre eux et les balança vers la tête, et au côté gauche de l’ours et se boucha les oreilles. Il détala !

-Youhou ! M’exclamais-je joyeusement par la suite.

Ensuite, on accéléra quelque peu l’allure pour rattraper le temps perdu. Le t-shirt gris arrivait, et ce n’était plus qu’une question d’heure avant que le point d’arrivée soit en vue.
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MessageSujet: Re: Binôme 4: César Miller et Itô Koiko   Lun 18 Nov - 18:54

Des pétards… Il avait gardé dans son sac des pétards. Stu… Non, malin. Elle y songeait, alors qu’il les allumait. Des feux d’artifice, ça n’a rien de particulièrement suspect, pourtant, ça pouvait provoquer une excellente diversion. Elle hocha de la tête. Le laissa les allumer, les lancer. Succès. L’ours détalait.
Ils sortirent de l’abri. Combien de temps avaient-ils perdus ici ? La nippone se mordit la lèvre, alors qu’elle s’emmitouflait parfaitement dans ses vêtements chauds. Elle indiqua une direction de la main, et prit la tête, marchant à un rythme soutenu. Plus rapide que le rythme prit jusque là. Elle soufflait régulièrement, afin de ne pas se fatiguer. Ou plutôt, de moins se fatiguer, pas si facile que ça de marcher au pas de course sur une île enneigée, au climat glacial.
Une bourrasque arriva de nouveau. Puis le vent se leva franchement. Un vent de face, bien sûr, sinon, ce ne serait pas drôle. Elle courba la tête, mais continua d’avancer. Ils le devaient, sinon, adieu pour le T-shirt gris. Elle fixa l’horizon, marchant toujours, gravissant une énième pente. Puis soudainement, son pied glissa. Et elle dévala la pente à toute vitesse. Plus de peur que de mal. La couche de neige avait été suffisante pour qu’elle glisse simplement. Elle fit signe à César de faire de même. Ses vêtements avaient tenus le coup, parfaitement étanche. Et descendre ainsi serait bien plus rapide.
Sans même vérifier comment il descendait la pente, elle reprit sa marche. Ils ne s’aidaient pas. Ils ne se parlaient pas. Peu importe ce qu’ils vivaient ensemble. Si ce n’était pas nécessaire, alors, pas moyen qu’ils s’adressent la parole. Elle arriva au sommet de la pente, et observa un temps, soufflant, le paysage autour d’eux. Ils étaient relativement proches de la mer. Relativement. Les distances sur l’île paraissaient à la fois énormes, et minuscules. Sans réelle échelle pour les déterminer, on ne savait pas vraiment à quoi s’en tenir. Au ciel, les étoiles brillaient encore. Il n’y avait eu nulle trace de leurs camarades. Elle repéra la Grande Ours, puis l’étoile polaire, se positionnant grâce aux étoiles, même s’ils n’avaient besoin que de suivre la falaise.
Elle invita César à passer devant. A lui de se prendre le vent de pleine face maintenant. Et puis, cela lui éviterait les mauvaises surprises comme tout à l’heure.
Elle commençait à perdre de sa concentration, ou plutôt, à la fixer sur des détails sans importance, oubliant leur objectif principal. La fatigue commençait à faire son effet. Elle devait se reprendre. Ne pas penser à son lit, ne pas penser au repos qu’elle aurait plus tard, non, cela serait pire que tout. Elle devait simplement penser à son T-shirt. A toutes les souffrances qu’elle avait déjà du subir jusque là. Cent jours à se remémorer. Et même avant. Quand elle courait avec son grand frère.
Son grand frère. Son sourire qu’il aurait quand elle viendrait à lui, son T-shirt gris sur le dos. Elle secoua la tête. Elle devait y aller, elle avait prit du retard sur César. Inadmissible. Elle songea alors. Elle devait absolument franchir la ligne d’arrivée avant ce sale môme. Une question d’honneur.
Marchant de manière mécanique, laissant César tâter le terrain à sa place, elle se remémora alors toutes les crasses qu’il lui avait faites. Les mille et une raisons qu’elle avait de le détester. Ouh, que ça marchait bien ça pour lui redonner la pèche ! La haine, ça vous revigore un homme… Ou une petite fille. Surtout les petites filles. Vous y croyez vous à l’innocence des enfants ? Quelle blague !
Encore une pente de gravie. Le terrain vallonné commençait à devenir un supplice pour leurs jambes. Monter, descendre, remonter, redescendre… Le tout dans la neige. L’ours blanc n’était pas revenu, et c’était temps mieux. Malgré tout, la nippone se rendit compte qu’elle n’y repensait plus que maintenant, malgré que SON pistolet anesthésiant soit à portée de mains. L’auraient-ils vu s’il avait reparu ?
La nippone s’en rendait compte maintenant. Ces cent jours, ce n’était que la base. Ils seraient confrontés prochainement à des situations peut être pires encore. Ils devraient continuer à s’entrainer, encore et encore, pour véritablement devenir des agents accomplis. Un petit sourire naquit aux lèvres de la nippone. Si l’assiduité et le travail étaient nécessaires, aucune chance que son partenaire ait autre chose que ce T-shirt gris, qu’il n’obtenait de toute façon que parce qu’elle avait été son partenaire. Sinon, il aurait échoué, échoué, et re échoué…
La mer se profilait devant eux. Ils n’étaient plus très loin de leur objectif. Et aussitôt, Itô reprit la tête de la marche.
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MessageSujet: Re: Binôme 4: César Miller et Itô Koiko   Mer 27 Nov - 12:42

Tiens, Miss-je-sais-tout ne trouvait rien à redire au travail de son stupide partenaire. Intéressant… C’étai t bien la première fois qu’un tel évènement arrivait. On repartit. Le temps qu’on avait perdu dans cette grotte était vraiment énorme, ainsi, je repartirais plus vite. Je laissais la nipponne se prendre le vent pour commencer. Personnellement, ça m’arrangeais bien, je profitais de sa taille pour ne pas me prendre le froid en pleine face. Je n’avais pas envie de lui parler à celle là, et elle non plus. Avec un peu de chance, l’épisode de l’ours serait le seul moment de la journée où on aurait été forcé de s’adresser la parole. Rien que ça, c’était déjà trop. Je ne l’aimais pas, elle ne m’aimait pas. Peut-être qu’on pouvait se dire qu’on se haïssait. Parce qu’après toutes ces épreuves, aucun de nous deux ne pourra serrer l’autre dans ses bras, comme un ami, en disant « ça y est, on a réussi ». Cela nous était tout simplement interdit. On ne pouvait pas se voir. Les autres pouvaient se remonter le moral mais nous, on était seuls. On ne tirait aucun réconfort à l’idée d’être avec l’autre. Je me disais qu’on était les plus forts de ce PEI, d’une certaine manière, vu qu’on n’avait pas flanché une seule fois et qu’on ne pouvait pas se reposer sur l’autre.

Je n’avais pas confiance en Itô et l’inverse était vrai. En prenant l’exemple des trajets en camion, il était quasiment certain que si l’un d’entre nous dormait, l’autre ne veillerait pas à le réveiller. Cet Adriano qui n’ était jamais venu, et par sa faute j’étais en binôme avec l’autre l’espèce de wikipedia sur pattes, j’aurais deux mots à lui dire. A commencer par lui souhaiter de se retrouver avec une gamine dans ce genre lors de la prochaine session. Selon moi, il le méritait parfaitement. Pareil pour ce Jack Allison d’ailleurs, le type qui préférait penser à draguer plutôt qu’à sa carrière d’agent. En plus, il était âgé. En plus, je n’étais pas certain d’avoir des amis dans cette session. Peut-être à creuser du côté de Bruce et Riley, ils étaient sympa, et c’étaient des garçons. Viviane et Zoé m’inspiraient moins, elles me semblaient trop sérieuses, avec de faux-airs d’Itô. Je pourrais chercher du côté des nouvelles recrues de toute manière, il y en aurait bien quelques un désireux d’apprendre l’art subtil de l’insolence…

Ainsi que d’autres mini-princesses ou mini-princes, présentes ou présents juste pour embêter mes éventuels disciples. De toute façon, l’affaire était classée maintenant, j’allais avoir mon t-shirt gris et basta. La nipponne glissa, n’ayant sûrement pas réalisé qu’une pente était juste sous son nez. Evidemment, que je ne l’avais pas prévenu, on ne s’était jamais entraidé de toute manière. « Allez, casse toi la cheville », ce fut ce que j’ai brièvement pensé à cet instant. Et puis non. Même s’il s’agissait d’Itô, c’était trop dur d’échouer à ce stade. Il fit un signe, m’indiquant que je pouvais descendre de cette manière. Trop aimable. Je ne descendis de manière imprudente, juste en contrôlant un peu plus que ma partenaire un peu avant. Puis je pris la tête. Ma progression était moins aisée, car il était plus fatiguant de marcher devant, évidemment. Au moins, dans notre cas, on ne pouvait pas se disputer pour savoir qui était le leader. Il n’arriva rien pendant que je marchais en tête, juste un superbe paysage sur une île enneigée. Paysage duquel je me fichais éperdument à ce stade.

Le blanc monochrome qui s’étalait devenait répétitif à force. Les étoiles apparaissaient dans le ciel, une à une, sans que la quantité de vent ne varie d’un iota. On ne se disait rien, seul le bruit de nos pas assourdis par la neige sous nos chaussures. Nos itinéraires avaient effectivement été tracés pour qu’on ne se retrouve pas entre binômes. On n’avait aucune trace de Bruce, Riley, Zoé, Anna, Viviane et Everest, et l’inverse devait être vrai. Même pas une petite semelle. Itô repassa devant. A sa guise, elle allait me permettre de me reposer un peu avant d’arriver d’abord. Qu’elle se prenne un peu le vent, cela m’arrangeait bien.

D’ailleurs, ce vent commençait à tourner, pour peu à peu, se retrouver dans notre dos. Puis notre objectif apparut. Le camp, et entre nous et lui, une énorme pente. J’accélérais pour me porter à hauteur d’Itô, comprenant parfaitement ce qu’elle souhaitait. Un petit sourire apparut sur mes lèvres. Prenons ça pour une course. Je décidai de traverser en ligne droite, comme si je skiais tout schuss. La neige volait et je ne regardais pas la progression de la nipponne. Puis je commençais à voir le bout de la « piste ». Et on était arrivé. Egalité ? Pour moi, c’était déjà une défaite, et sans regarder, je ne savais pas véritablement qui avait atteint l’objectif en premier. Quelque peu agacé, je me sentis tout de même libéré à la remise du t-shirt gris. Et je tirais les pétards restant…


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