CHERUB: L'évolution
 

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 » Équipe 2: Axel Harker & Lolita Eels

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MessageSujet: » Équipe 2: Axel Harker & Lolita Eels   Mer 10 Avr - 13:46

Indiquez le n° du jour et commencez a Rp.
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MessageSujet: Re: » Équipe 2: Axel Harker & Lolita Eels   Ven 12 Avr - 9:37

63e jour du Programme d’Entraînement Initial.

Binôme n°2: Axel Harker & Lolita Eels

Pour l’instant, nous étions quatre équipes à avoir survécu jusque là. Toutefois, trois avaient échoué dès le premier jour de ces journées en enfer. C’était Jeff Bayam, Cédric Beckett et Syra Oxfford. Pas de chance pour eux. Mais je ne les avais jamais vus, donc je n’arrivais pas trop à éprouver énormément de compassion pour eux. Après tout, même s’ils avaient déjà fait un programme, ils échappaient aux tortures de celui-là… Pour l’instant. Dans l’immédiat, je pensais plutôt à réussir avec Lolita, et pas trop à faire de la solidarité. Tout le monde était dans la même galère, et même si on se soutenait moralement de temps en temps, entre équipes, chacun pensait plutôt à sa propre réussite.

Je n’avais jamais vécu cent jours aussi éprouvants. La première semaine avait été la plus dure. Passer du luxe de la vie à CHERUB à ce camp d’entraînement était un changement plutôt violent. Après, je m’y étais « habitué », en quelque sorte. Par contre, je laissais échapper de temps en temps quelques idioties, qui me venaient très naturellement au réveil, et que je n’avais pas encore réussie à réprimer. En outre, je ne m’étais conditionné qu’à affronter psychologiquement Anthony Tudor et Gabriel Turner. Je n’avais pas pensé à une seconde à un instructeur, Gordon McGowan… De plus, il me semblait que j’étais son bouc émissaire, et avec Lolita, on était assez souvent accusés injustement.

En même temps, c’était le but du PEI. Nous pousser à bout, moralement et physiquement. C’était ce que tous les gris m’avaient dits, notamment Alex Svensen que j’avais rencontré à une fête, le jour où j’avais fait mon numéro de ventriloque. En passant, j’avais bien aimé faire ça. Chaque jour, des insultes me passaient par la tête, et quand bien même je réussissais à les réprimer, au fil des journées, c’était de plus en plus dur de supporter ces trois sadiques, avec leur rictus de tordu peint sur leur visage. Jamais ils ne cessaient de l’arborer. Je suppose que cela faisait parti des obligations pour avoir le poste. Je ne rentrerai pas au campus sans ce tee-shirt gris, de toute manière, et je démontrerai par la même occasion que les albinos avaient leur place à CHERUB.

Je savais que certains rescapés pensaient que je ne tiendrai pas le coup jusqu’à la fin du programme, à cause de ma constitution physique. Pourtant, cela aurait pu être pire. Nous étions en hiver. Il faisait froid et il neigeait souvent. Si certains s’en plaignaient intérieurement, pour moi, c’était une chance à ne pas rater, vu que je supportais très mal la chaleur. J’avais perdu la notion du calendrier réel. Je savais juste que nous en étions au soixante-troisième jour de la session n° 10. Comment perdre de vue ce compte si précieux. Avant de commencer ça, je trouvais étrange le fait de voir le tee-shirt gris comme une récompense ultime. Au cours de ma vie, j’avais pensé à beaucoup de choses qui auraient mérité une telle souffrance. Pourtant, un simple vêtement… C’était assez étrange, mais en tout cas, j’avais radicalement changé ma position. Je ferais tout pour l’avoir, ce bout de tissu !

Je me rendis alors compte que je m’étais réveillé. Ce n’était pas bon ça… J’aurais du profiter du maximum d’heures de sommeil possible. Pourtant, j’étais tenaillé par la faim, et mon estomac – comme celui des autres- criait famine. Ou en tout cas, le mien et celui de Lolita. Tout ça parce qu’hier, soixante deuxième journée des cent jours en enfers, nous avions été privés, pour je ne sais quelle raison absurde, de petit-déjeuner. Et il se trouva que la même expérience fut testée au moment du dîner… Sans oublier que notre seul repas avait été constitué d’une espèce de soupe verte que je n’avais pas réussis à manger. En fait, ça aussi, c’était un stratagème sadique. « Salut les moules ! Aujourd’hui vos instructeurs chériiis sont gentils ! Ils vous offrent un déjeuner plus tôt que d’habitude ! » Ahaha. Tu parles d’un cadeau…

En même temps, personne ne s’attendait à ce que ces gens disent la vérité. C’était parfaitement absurde. Mais l’espoir fait vivre dit-on. Ou bien mourir. En tous cas, je ne pouvais pas dire que je ne m’y attendais pas mais bon…

« Allez, rendors-toi Axel. Sinon tu vas le regretter. ». D’autant plus que je n’avais pas vraiment l’habitude d’être insomniaque. Et encore moins dans ces conditions là. Je ne comprenais pas trop pourquoi la fatigue ne terrassait pas la faim. Après tout, avec les blessures que nous avions, ainsi que quelques engelures, la seule chose qui aurait dû m’importer, ce serait de dormir pour récupérer, et pas de me lamenter bêtement sur mon sort. Je me forçai à fermer les yeux, entrapercevant une silhouette, sans trop savoir si c’était mon imagination ou la pure et dure vérité, et replongea quelques minutes plus tard ans le pays des rêves. Ou des cauchemars.

Ce fut un sommeil plutôt lourd, dépourvu de songes irréalistes. Exactement celui dont j’avais besoin. Un peu court. Pourquoi ? Juste pour la raison que nos tortionnaires avaient décidés de nous importuner, encore aujourd’hui. Ces gens étaient parfaitement prévisibles. Normal vu que tout ce qui semblait leur importer, c’était de rendre la vie dure à des enfants de dix à douze ans. Ce qui d’ailleurs, était leur boulot. Je me demande d’ailleurs, combien ils étaient payés pour faire ça. Par grand-chose, en comparaison du plaisir que cela leur apportait, je suppose. En tous cas, j’imaginais sans mal le bouche tordue par un rictus oscillant entre la sadicité et folie, tout dépendait de l’instructeur qui allait claironner quelque chose.

J’entendis un claquement sec, juste avant surgir brusquement dans la réalité. Et tremper. Suivant mon ouïe, plus que mes yeux remplis de d’eau, ou plutôt de… Je ne sais pas trop en fait, je levai la tête vers le toit du bâtiment. Il y avait des sacs suspendus au-dessus de chacun de nos lits. Et après, je découvris qu’ils avaient contenus de la neige, trempant nos maigres biens qui se traduisaient en des vêtements éliminés, des oreillers détrempés et des couvertures miteuses. Je retins un soupir. Ce n’était pas dangereux de lâcher de la neige, sauf si des morceaux de glace étaient dedans aussi. Sauf que c’était passablement énervant.

Après la lance à incendie, les sacs de neige. Youpi ! Vive le programme initial et ses animateurs charmants ! Ne le prenez pas comme si j’étais stupide, c’était juste de l’ironie. En ce moment, mieux vaut préciser. Je n’aurais pas vraiment apprécié d’être assassiné par des regards noirs venant des autres recrues. D’ailleurs, tout cela était resté dans ma pensé, sauf si certaines personnes savaient lire dans ma tête. Ce qui était possible non ? On voyait tellement de choses étranges en ce moment.

Bon, il faut que j’arrête de divaguer. Ok, y’a des frappadingues dans cette pièce, mais de la magie et compagnie, sûrement pas. Si je continue, à la fin de ces cent jours, je serais devenu parfaitement paranoïaque. « Détends toi Axel, c’est que de la neige ». Ne pas se laisser aller à cause de la colère. Si je devais posséder qu’une seule pensée, il faudrait que ce soit celle-ci. Quoique « réfléchir à ce qu’on va avoir aujourd’hui » défendait chèrement sa peau.

Gordon hurla alors dans nos oreilles quelque chose comme quoi j’aurais fait quelque chose d’impardonnable, du genre insolence ou quelque chose dans le genre, et pour avoir pensé la même chose, tout le monde irait plus tôt que prévu sur le parcours de combat. Sauf notre binôme numéro deux qui aurait un traitement spécial. Un truc dans le genre. Je n’avais pas véritablement écouté les raisons, mais par habitude, je savais que c'était ça. Je répondis naturellement.

-Mais… C’est pas vrai !

Je regrettais aussitôt mes paroles. C’était une chose que tous les instructeurs haïssaient. Ceux qui tentaient de se justifier. Si au début, j’avais lancé une œillade assassine au nouvel instructeur, mon regard se transforma en une lueur d’excuse en direction de Lolita. Il signifiait tout simplement « désolé, j’aurais du me taire, encore une fois. ». Ne jamais s’en remettre à la justice. Les instructeurs n’en ont aucune notion. J’avais oublié ça… Et j’étais sûr que j’allais le payer cher, et ma coéquipière aussi. Je pensai alors à notre punition. Si j’avais de l’argent j’aurais parié sur un « baptême » qui consistait à enfoncer la tête des recrues dans la neige, histoire de bien les énerver, puis des exercices de musculations dans cette matière. Ensuite, comme notre performance ne serait jamais assez bien aux yeux de la personne qui allait s’occuper de nous, il faudrait qu’on fasse notre propre tombe trois fois en chantant Jingle Bells puis des tours de pistes. Enfin, il nous priverait de déjeuner et nous irions rejoindre les autres pour le reste d’une journée normale. Ou en tout cas, commune pour un PEI.

Mais bien sûr, j’aurais perdu tous mon argent psychique, vu que rien ne se passe comme prévu avec les instructeurs. Gordon nous lâcha alors dehors et s’apprêtait à énoncer notre punition, sûrement en hurlant, comme tout le temps.
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